Montrer le sommaire Cacher le sommaire
Au Cameroun, le football traverse une période de turbulence. Depuis le 21 avril 2025, les arbitres des championnats professionnels ont entamé une grève. Ils réclament le paiement de primes impayées qui s’élève à environ 300 millions de francs CFA. Ce mouvement, initié par l’Association camerounaise des arbitres de football (ACAF), menace le déroulement du championnat national.
Cameroun : des revendications financières au cœur du conflit
Les arbitres dénoncent des retards de paiement de leurs indemnités. Une situation qui perdure depuis plusieurs mois. Face à l’inaction de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), ils ont décidé de suspendre leur participation à toutes les compétitions organisées par l’instance faîtière. Ainsi, plus d’arbitre pour officier les championnats Elite One et Elite Two, ainsi que les ligues régionales et départementales.
Malgré le mot d’ordre de grève, certains arbitres ont choisi de continuer à officier lors des matchs. Ainsi, des rencontres de la 20ᵉ journée de l’Elite One se sont déroulées avec la présence d’officiels sur le terrain, mettant en évidence des divisions au sein du corps arbitral.
Sénégal : la fédération de football recadre El-Hadji Diouf
CAN 2025 : La fédération sénégalaise fait de terribles révélations sur la finale
A lire aussi : Cameroun : Marc Brys suspendu ? la Fecafoot réagit
Coupe du Monde 2026 : où suivre les matchs de la Côte d’Ivoire en France
CAN 2025 : malaise des Sénégalais avant la finale, des révélations sortent
En réponse à la grève, la Fecafoot a annoncé l’organisation d’un stage de formation pour 65 arbitres et arbitres-assistants, du 26 au 28 avril à Mbankomo. Cette initiative est perçue par certains comme une tentative de préparer une relève, voire de contourner les revendications des grévistes.
Un climat de tension généralisée
Cette crise survient dans un contexte déjà tendu pour le football camerounais. Deux clubs de première division, Djiko FC de Bandjoun et Bamboutos de Mbouda, ont récemment annoncé leur retrait du championnat, exprimant leur mécontentement envers la gestion de la Fecafoot. La situation actuelle met en lumière les défis structurels auxquels est confronté le football camerounais. Sans un dialogue constructif entre les arbitres et la fédération, le risque d’une paralysie prolongée du championnat demeure élevé.
