Côte d’Ivoire : 68,350 milliards FCFA pour soutenir la filière riz
La Côte d’Ivoire bénéficie d’un montant global de 104,2 millions d’euros, soit un peu plus de 68,350 milliards FCFA, pour soutenir la filière riz. Il s’agit d’un financement de la Banque islamique de Développement (BIDE) dans le cadre du Projet de Développement de la Chaîne de valeur du Riz (PDCVR). L’accord de financement a été conclu le 1ᵉʳ septembre 2025 entre les deux parties.
Côte d’Ivoire : la BIDE débloque 68,350 milliards FCFA pour la production de riz
La Côte d’Ivoire veut réduire considérablement l’importation du riz. Le pays ambitionne d’assurer une production locale à la hauteur de la demande du marché intérieur. Le financement de la BIDE vient donc soutenir cette vision. Le Projet de Développement de la Chaîne de valeur du Riz (PDCVR) vise le développement des sites hydro-agricoles, l’appui à la production de semences, à l’exploitation et à l’équipement des sites, à la transformation du paddy et à la commercialisation du riz. Le renforcement des capacités de recherche et des infrastructures est également inclus.
La consommation de riz en Côte d’Ivoire est en forte progression. Selon le Département américain de l’Agriculture (USDA), la consommation atteint annuellement 3 % à 4 %. Cet aliment est fortement consommé à Abidjan, Bouaké, Daloa et Gagnoa. D’après les estimations de l’USDA, en moyenne 84 kg de riz sont consommés par un Ivoirien chaque année.
Face à l’accroissement du taux de consommation, les autorités misent sur une forte production locale. La production de riz fait près de 60 % de la production totale de céréales dans le pays ; mais les importations sont encore très remarquables. Deuxième pays africain importateur de riz, la Côte d’Ivoire importe principalement de l’Inde, du Pakistan, du Vietnam et de la Thaïlande.
Pour la campagne 2024-2025, la production a atteint près de 2,3 millions de tonnes. Pour 2026, la Côte d’Ivoire vise l’autosuffisance avec une projection de 2,7 millions de tonnes à 3,5 millions de tonnes. L’objectif est de mettre fin au décalage entre le taux de consommation et le taux de production.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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