Niger : tentative de coup d’État, la Garde nationale reste loyale
Au Niger, des habitants ont dit avoir entendu des tirs nourris et des détonations dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 août 2026 dans la ville de Niamey. Les tirs ont été notamment signalés dans la zone de l’aéroport où se situe la base 101. Cela fait la troisième fois que la zone a été attaquée. Quelques heures plus tard, des informations complémentaires ont indiqué qu’il s’agissait d’une tentative de coup d’État, mais la Garde nationale réaffirme sa loyauté. Le ministère de la Défense a accusé « un groupe de soldats en rupture avec le règlement militaire ». Dans la soirée, le porte-parole des gouvernements de l’AES a condamné l’agissement du groupe de soldats qu’il accuse d’avoir trahi l’AES.
Niger : échanges de tirs à Niamey, l’armée mobilisée
Sans donner des détails sur les faits, le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie a invité les populations au calme. « Face aux évènements en cours, gardons notre calme et évitons de relayer les informations non vérifiées. Nos forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour la défense de la patrie. Restons unis, vigilants et solidaires », lit-on sur la page Facebook du CNSP. Pendant ce temps, plusieurs publications sur les réseaux sociaux affichent des vidéos dans lesquelles des tirs sont entendus dans plusieurs quartiers de la capitale. L’origine des tirs n’est pas encore connu et aucune information de sources officielles n’a encore expliqué ce qui s’est passé.
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Plusieurs habitants proches de la zone ciblée ont témoigné. « Nous avons entendu des tirs à plusieurs reprises et de façon enchaînée vers 5 heures du matin. Les détonations étaient tellement fortes ». Selon des témoins, les tirs ont été suivis d’une coupure d’électricité sur des axes stratégiques de la ville. La scène ressemblerait à un échange de tirs entre deux camps. L’intervention des Forces de défense et de sécurité a été notée. « Vu la multiplicité des sites attaqués à Niamey et la nature des déplacements militaires en ville, il pourrait bien s’agir d’un coup d’État en cours et/ou d’un règlement de compte entre militaires », a indiqué le journaliste Wassim Nasr dans un post publié sur X.
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Ce n’est pas la première fois que l’aéroport de Niamey a été ciblé par des tirs cette année. En janvier 2026, une violente attaque ciblant la base aérienne 101 a été revendiquée par l’État islamique. Cinq mois après, le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) a revendiqué une nouvelle attaque dans presque les mêmes circonstances. Ces attaques ont causé des pertes humaines. Plusieurs personnes ont été arrêtées et présentées comme les auteurs. Le chef du régime militaire du Niger, le général Abdourahamane Tiani, a accusé la France, les présidents Patrice Talon du Bénin et Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire comme étant les commanditaires.
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Cette fois-ci, l’attaque n’est visiblement pas l’œuvre des terroristes. Dans un bref communiqué diffusé un peu plus tard dans la journée du samedi 29 août 2026, le ministère de la Défense a indiqué que les tirs entendus sont l’œuvre d’un « groupe de soldats en rupture avec le règlement militaire ». Le groupe de mutins a « entrepris de séquestrer certains de leurs camarades dans la caserne de la base 101 de Niamey et d’effectuer des tirs sur certains sites sensibles de la ville de Niamey ».
Le ministère assure que la « prompte réaction des forces de défense et de sécurité a permis de circonscrire ce mouvement d’humeur et de reprendre progressivement le contrôle de ses sites ». Par ailleurs, les autorités invitent les populations à vaquer librement à leurs occupations.
L’AES dénonce un acte de trahison
Dans un communiqué diffusé dans la soirée du samedi, le porte-parole des gouvernements des États de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) a qualifié la mutinerie de « trahison ». « La Confédération de l’AES a fait l’objet de trahison par un groupe de soldats impliqués dans une entreprise de déstabilisation à travers des attaques ayant ciblé la base aérienne 101 et certains sites sensibles dans la ville de Niamey. »
La Confédération de l’AES réaffirme son soutien au peuple nigérien. Elle a salué le courage et la loyauté des forces loyalistes qui ont rapidement pris le contrôle de la situation.
Dimanche 30 août 2026 : 24 heures après les évènements, la Garde nationale a répondu aux accusations de défection ou démission de son haut-commandant, le colonel-major Ahmed Sidian. « La Garde nationale du Niger tient à apporter un démenti formel, catégorique et sans équivoque face à cette tentative d’intoxication et de manipulation de l’opinion publique. »
Dans son communiqué, la Garde nationale affirme que le « colonel-major Ahmed Sidian demeure pleinement à son poste et investi dans l’exercice de ses fonctions. La Garde nationale du Niger réaffirme sa loyauté sans faille et son engagement total aux côtés de l’ensemble des forces de Défense et de Sécurité pour la défense de la patrie et la sauvegarde de notre souveraineté. »
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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