Présidentielle en Centrafrique : Anicet-Georges Dologuélé conteste les résultats

En Centrafrique, quelques heures après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel, confirmant Faustin-Archange Touadéra à la tête de la septième République avec 77,90 % des suffrages, Anicet-Georges Dologuélé a brisé le silence. Arrivé deuxième de la présidentielle avec 13,5% des voix, il s’est exprimé ce mercredi 21 janvier 2026 à Bangui lors d’un point de presse.

Centrafrique : Anicet-Georges Dologuélé dénonce des fraudes lors de l’élection présidentielle

Grand opposant Faustin-Archange Touadéra, Anicet-Georges Dologuélé a accusé lors de sa première sortie médiatique après les résultats de l’élection présidentielle, l’Autorité nationale des élections et le Conseil constitutionnel d’avoir manqué à leur mission. Il a évoqué un scrutin entaché d’irrégularités, qu’il juge, ni crédible, ni transparent.

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Pour Anicet-Georges Dologuélé, le pouvoir en place en Centrafrique aurait mis en œuvre des mécanismes visant à entraver le processus démocratique et à porter atteinte à l’État de droit. En dépit des dénonciations, le leader de l’opposition appelle la population à ne pas céder au découragement, affirmant que la vérité finira par éclater. « Le Conseil constitutionnel a choisi de confirmer un scrutin entaché de fraudes massives, de manquements graves. Il a choisi d’ignorer notre requête en annulation de ce scrutin pourtant largement documenté. Il a même opéré le choix surprenant d’augmenter le taux de participation, qui est passé de 52,42 % à 64,42 %, soit douze points d’écart. », a-t-il déclaré au micro de RFI.

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Anicet-Georges Dologuélé a ajouté : « Cette décision n’efface ni les faits, ni la vérité, ni l’histoire. Quand une élection est organisée dans l’exclusion, quand l’autorité nationale des élections trahit sa mission, quand la volonté populaire est confisquée, ce n’est pas la démocratie qui triomphe, c’est la force qui écrase le droit. À ceux qui pensent avoir gagné par la fraude et le cynisme, je dis ceci : on peut gagner un verdict, mais perdre le peuple. »


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