En RDC, le gouvernement a haussé encore le ton face aux dérives qui se multiplient sur les réseaux sociaux. Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali a fait une demande aux procureurs. Il compte engager des poursuites contre les auteurs de diffamation, de fausses informations ou d’incitation à la haine.
RDC : pagaille sur les réseaux sociaux, la justice va sévir
En République Démocratique du Congo (RDC), le garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali a fait ces dernières heures, appel aux parquets après l’instruction donnée par le président Félix Tshisekedi la semaine écoulée. Dans un communiqué, le ministre d’État à la Justice précise que les infractions commises en ligne doivent être poursuivies avec la même rigueur que celles commises hors ligne.
Diffamation, propagation de fausses nouvelles, harcèlement, menaces, injures, incitation à la haine ou encore atteintes à la vie privée et à la dignité. Ce sont autant de faits que l’autorité ministérielle appelle désormais à cibler de manière systématique en RDC.
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Guillaume Ngefa Atondoko Andali veut que le cyberespace congolais ne puisse plus servir de refuge à l’impunité, y compris lorsque les auteurs se trouvent à l’étranger. Il invite donc les magistrats à activer, si nécessaire, les mécanismes de coopération judiciaire internationale. Le ministre rappelle aussi que ces poursuites devront respecter les principes de légalité et de proportionnalité, ainsi que les standards internationaux en matière de liberté d’expression.
En dépit de ces assurances, plusieurs organisations de la société civile redoutent une interprétation extensive de ces infractions et craignent que cette offensive judiciaire ne restreigne davantage l’espace civique en RDC.

