Côte d'Ivoire : Plateau, Fabrice Sawegnon défie Akossi Bendjo

Fabrice Sawegnon, PDG de Voodoo Group
Par Timothée Jean
Publié le 23 janvier 2018 à 07:28 | mis à jour le 23 janvier 2018 à 07:28

Fabrice Sawegnon, PDG de Voodoo Group est déterminé à déloger le cador du PDCI Akossi Bendjo à la tête de la municipalité du Plateau. Il vient d'annoncer sa candidature aux prochaines élections dans ce quartier d’affaire de la Côte d’Ivoire.

Fabrice Sawegnon cherche à se faire élire à la tête du Plateau

Les élections régionales, municipales et sénatoriales se teindront cette année, a annoncé la Commission électorale ivoirienne (CEI). De ce fait, chaque camp affûte ses armes pour appâter l'électorat. C'est dans cette perspective que Fabrice Sawegnon, patron de Voodoo Group, a organisé ce 21 janvier à Sofitel Hotel Ivoire, un meet up au cours duquel son expérience professionnelle, un pan de sa vie privée et ses ambitions ont été dévoilés à l’assistance.

Le publicitaire ivoirien a en effet officiellement dévoilé son intention de se porter candidat à la mairie de la commune du Plateau, aux prochaines élections municipales de 2018.

Une information qui ne surprend pas ses partisans d'autant plus que le communicant d'Alassane Ouattara a depuis 2015 décidé de se lancer à la conquête de la mairie du Plateau. « Depuis trois ans, nous posons des actions pour soulager les populations du plateau. Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin et c’est un devoir pour moi de revenir vers les miens. Je veux être du plateau parce que je le veux. Je veux faire du Plateau un label », a-t-il déclaré.

Sawegnon envisage ainsi de se faire élire à la tête du Plateau devant le cadre du PDCI-RDA Akossi Bendjo qui a la main mise sur cette municipalité depuis plus d'une décennie. Traité de « gamin qui s’essaie à la politique », l'Ivoiro-Béninois est convaincu de sa victoire.


Il faut rappeler que le patron Voodoo Group est dans l'oeil du cyclone ces derniers temps en Côte d'Ivoire. Plusieurs de ses détracteurs remettent en cause sa nationalité. Face à ces critiques xénophobes, il répond « je suis né ivoirien. Je n'ai pas à me justifier. Personne n'a à justifier sa nationalité. La nationalité, c'est d'abord un fait juridique. Et c'est ce fait aujourd'hui qui est établi. Ensuite un fait d'amour. Qu'est ce que tu fais pour ton pays ? Et croyez-moi, je représente mon pays. Pardonnez ! Soyons gentils et ayons un débat civilisé», a-t-il expliqué.