Burkina Faso: François Compaoré se pourvoit en cassation en France

François Compaoré se pourvoit en cassation en France

François Compaoré, le cadet de Blaise Compaoré, ancien Président du Burkina Faso, vient de se pourvoir en cassation contre un arrêt de son extradition de la chambre d’instruction - Chambre extrad - Pôle 7 de la Cour d’appel de Paris. Cette décision concerne le mandat d’arrêt émis contre lui par les autorités du Burkina Faso, dans l’affaire de l’assassinat de Norbert Zongo, un journaliste, en 1998.

François Compaoré retarde son extradition vers le Burkina Faso

Il n’y a pas si longtemps Blaise Compaoré et son cadet François Compaoré dominait le Burkina Faso en grands maitres incontestés. La sécurité des personnes qui sortaient du rang n’était nullement assurée sur place comme l’a démontré le meurtre de trop du journaliste Norbert Zongo, journaliste fondateur et directeur de publication de l’hebdomadaire L'Indépendant.

François Compaoré est accusé d’avoir commandité le meurtre de ce journaliste. C’est pour tirer au clair cette affaire qu’il est réclamé, avec son frère, par la justice du Burkina Faso. Si Blaise Compaoré, naturalisé ivoirien pour échapper à son extradition coule des jours heureux en Côte d’Ivoire, son frère lui a été pris de court par le mandat d’arrêt lancé contre lui par son pays alors qu’il se trouvait en visite en France. Coincé depuis lors dans l’hexagone, il était ce mercredi 5 décembre face à la cour d’appel de Paris qui a donné un avis favorable à son extradition, une décision pour laquelle le parquet général s’était déclaré favorable.

Il ne restait plus qu’un décret gouvernemental pour rendre effective son application lorsque nous avons appris, preuve à l’appui, que François Compaoré a introduit un « Pouvoir en cassation ». Il s’est pour ce faire adressé à Marie MARIANI, greffière à la Cour d’appel de Paris, étant au greffe de la chambre de l’instruction de ladite cour.

Le peuple burkinabé va donc devoir attendre encore avant de voir l’assassin présumé de Norbert Zongo s’exprimer sur les faits qui lui sont reprochés par la justice du Burkina Faso.