Burkina Faso : L’arrestation de Damiba pourrait embraser la sous-région

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L’ex-président du Burkina Faso, le colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, est aux mains des autorités de son pays. Il a été extradé par le Togo après des accusations de tentative de coup d’État. Mais cette prise des autorités ouagalaises n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les complices du tombeur de Roch Marc Christian Kaboré.

Burkina Faso : Le dossier Damiba s’annonce explosif

Le Togo a bien remis Damiba au Burkina Faso le 17 janvier dernier. Le régime du Président Ibrahim Traoré a laissé passer quelques jours avant de confirmer l’information. Mais cette confirmation avait été précédée par un communiqué du Togo, visiblement soucieux de dégager sa responsabilité de ce qui aurait pour advenir de la sécurité de l’ancien président burkinabé.

Le Burkina Faso a dû observer près de 48 heures avant de confirmer l’information face à l’agitation des internautes. Aussi bien des médias que des influenceurs politiques s’interrogeaient sur le silence de Ouaga concernant le transfert de Damiba. Ce silence était d’autant plus curieux que Ouaga avait déversé, via la Télévision nationale, des tombereaux de témoignages incriminant l’ancien chef d’État.

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Il nous revient de Ouaga que ce silence était stratégique. Au regard de l’incertitude qui planait sur l’extradition de Damiba à Ouaga, les services secrets burkinabè comptaient exploiter la situation pour démasquer d’autres complices du présumé putschiste qui tenteraient de s’enquérir de ses nouvelles.

De solides preuves pour confondre l’ex-président burkinabè

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On sait d’office que le dossier Damiba s’annonce explosif. Pour la préparation de son coup d’État manqué, il aurait bénéficié de plusieurs soutiens dans les pays de la zone Afrique de l’Ouest. Les autorités de son pays compteraient bien lui soutirer des informations sur les différentes parties prenantes à la tentative avortée avec des précisions sur le rôle joué par chacune.

À noter que la tentative avortée début janvier devait conduire à l’élimination physique d’Ibrahim Traoré, actuel président du Burkina Faso.


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