Côte d’Ivoire: la RTI annonce une action en justice contre une agression de ses reporters
La direction générale de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI, chaîne publique) a annoncé lundi une action en justice contre une agression physique de ses reporters lors des élections partielles du dimanche, dans un communiqué.
La RTI dénonce une violation flagrante à l’information du public
La direction générale de la RTI dit avoir « entrepris des démarches afin de donner une suite judiciaire à cette affaire », indique la note lue au journal télévisé de 20H00 (GMT, locale).
Dimanche, des reporters de la RTI « ont été attaqués par un groupe d’individus sur les lieux du scrutin ».
La RTI a condamné « l’atteinte à l’intégrité physique de ses agents et la dégradation de leur équipement de reportage ».
Elle a « dénoncé ces actes de violence que rien ne saurait justifier (et) qui constituent manifestement une violation flagrante à l’information du public ».
Plusieurs cas de violences signalées à Port-Bouët et à Grand-Bassam
Des incidents ont émaillé le scrutin de dimanche dans certains lieux de vote, notamment à Port-Bouët (sud Abidjan) et à Grand-Bassam (ville balnéaire).
La Plateforme des organisations de la société civile pour l’observation des élections en Côte d’Ivoire (Poeci), avait relevé dimanche « des actes de violence à Grand-Bassam et Port-Bouët », et s’est insurgée « contre les empêchements d’observer opposés à certains de ses observateurs ».
Plus tôt dans la matinée, le QG de Sylvestre Emmou, candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) à Port-Bouët, avait été saccagé par des hommes non identifiés. La WebTV du parti de Henri Konan Bédié, PDCI24 TV avait annoncé l’agression de ses journalistes à Port-Bouët.
Selon elle, des journalistes ont été blessés, et des biens matériels emportés (deux cameras, deux ordinateurs, deux portefeuilles et des téléphones portables).
A Bassam, des individus avaient également cassé des urnes dans des centres de vote. Des agressions physiques avaient été signalées.
Lundi, Georges Ezaley, déclaré perdant à l’issue des municipales de dimanche à Grand-Bassam, a dénoncé « des violences ciblées » et « résultats incomplets amputés des voix des urnes saccagées » lors du vote, à une conférence de presse.
Dans la même journée de lundi, des violences avaient éclaté à Grand-Bassam après l’annonce de la victoire de Jean louis Moulot (Candidat du RHDP), faisant « une trentaine de blessés », selon un bilan du maire sortant.
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Gary SLMGary SOGNON : Responsable de Communication, je suis également journaliste-rédacteur web sur Afrique Sur 7. J’excelle dans la création de contenus captivants optimisés pour le référencement. Mon expertise polyvalente dans divers secteurs me permet de produire régulièrement des publications sur différents sujets de culture, politique, économie et de sport. Suivez-moi sur cette page pour plus d’actualités.
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