Côte d’Ivoire: “un 3e scrutin est exclu à Bassam’’, estime Adjoumani

Adjoumani s'oppose à la reprise des élections à Bassam

Le porte-parole du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire), Kobenan Kouassi Adjoumani, a affirmé lundi qu’un troisième round de l’élection municipale à Bassam était “exclu’’, expliquant que les électeurs de cette commune balnéaire située à 43 Km à l’est d’Abidjan étaient “fatigués de voter’’.

Adjoumani s'oppose à la reprise des élections à Bassam

“Un 3e scrutin municipal à Bassam est exclu. Les populations ont déjà choisi Jean-Louis Moulot deux fois en trois mois. Autant de fois que le scrutin sera repris, autant de fois M. Ezaley sera battu et autant de fois, il organisera la contestation et la violence’’, a affirmé M. Adjoumani, lors d’une conférence au siège provisoire du RHDP à Cocody.

Selon lui, les électeurs de Bassam “sont fatigués de voter’’ pour cette élection à l’issue de laquelle le maire sortant Georges Ezaley, candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-mouvance présidentielle), “a été battu deux fois de suite’’.

Des incidents se sont produits le 16 décembre lors des élections municipales partielles à Grand-Bassam, où près de 14 bureaux de vote ont été saccagés avec destruction d’urnes et de bulletins par des individus non identifiés.

La Commission électorale Indépendante (CEI) n’a pas tenu compte du vote dans ces 14 bureaux qui comptent 6.137 électeurs inscrits et a proclamé vainqueur, M. Moulot, candidat du RHDP avec 51,91% des suffrages, contre 45,72% pour M. Ezaley, qui conteste ce résultat.

Soutenu par son parti, il a annoncé un recours pour faire invalider la victoire de son adversaire et exigé la reprise du scrutin pour les 6.137 électeurs dont les voix n’ont pas été comptabilisées du fait des violences.

Pour le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, au côté duquel était assis M. Moulot, il est hors de question que la victoire du candidat du RHDP, qui avait été invalidée (sur saisine de M. Ezaley) une première fois par la cour suprême en raison d’irrégularités, soit de nouveau remise en cause.

“La justice ivoirienne a déjà donné une 2e chance à M. Ezaley. Si elle venait à remettre en cause une fois encore la victoire du RHDP, elle porterait l’entière responsabilité des événements que pourraient engendrer une telle décision’’, a-t-il averti.