Côte d’Ivoire: Jacques Ehouo ne s’est pas présenté à la convocation de la police

Jacques Ehouo n'a pas répondu à la convocation de la police économique ce jeudi

Convoqué à la police économique, le maire élu du Plateau (centre des affaires d’Abidjan), par ailleurs député de la même commune, Jacques Ehouo, soupçonné de détournements de fonds à la mairie ne s’est pas présenté jeudi, a constaté un journaliste de Afrique-sur7.

Jacques Ehouo n'a pas répondu à la convocation de la police économique ce jeudi

M. Ehouo, qui a été convoqué par la direction de la police économique à 10H00 (GMT et locale) ne s’est pas présenté jusqu’à 12H30.

Quelques heures après, dans un communiqué transmis à Afrique-sur7, l’un de ses avocats ,Me Claver N’Dry, a estimé que "donner suite à cette convocation reviendrait à porter une atteinte à la norme suprême de la République".

Il a aussi précisé que "si les autorités chargées des poursuites en matière pénales avaient obtenu les autorisations prescrites par la loi (…) leur client loin d’adopter une attitude de défiance aurait répondu sans aucune réserve en citoyen légaliste à toutes les convocations émanant desdites autorités".

Mercredi au cours d’une conférence de presse à au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-mouvance présidentielle), qui a parrainé la candidature du nouveau maire élu, lors de l’élection municipale, Me N’dry a affirmé que, "cette convocation est faite pour empêcher l’installation" de son client.

Le 13 décembre, l’installation du nouveau maire élu du Plateau n’avait pas eu lieu et avait été reportée "à une date ultérieure".

Déclaré élu par la Commission électorale indépendante (CEI) après les élections municipales du 13 octobre, Jacques Ehouo, dont la victoire avait été confirmée par la Cour suprême, devrait être investi, conformément au programme d’installation des nouveaux édiles des dix communes de la capitale économique ivoirienne, publié par le préfet de région d’Abidjan Vincent Toh Bi.

Mardi, le gouvernement, arguant de l’expiration au 31 décembre des mandats des anciens conseils en place dans cinq communes du pays dont le Plateau, a décidé de mettre ces municipalités sous administration préfectorale appelée “délégation spéciale’’.