Burkina: Les transporteurs décident de "reconsidérer" leurs mots d’ordre

Les transporteurs du Burkina

La Fédération nationale des acteurs du transport routier du Burkina (FENAT) a décidé de "reconsidérer" ses mots d’ordre relatifs à l’augmentation des prix du transport et la suspension des dessertes sur les axes routiers du pays, suite à la hausse des prix du carburant, a annoncé vendredi à Ouagadougou le secrétaire général Bonaventure Kéré, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre.

Les transporteurs du Burkina satisfaits des échanges avec le gouvernement

"Nous allons reconsidérer les mots d’ordre d’augmentation des tarifs et surtout d’arrêt de l’exploitation", qui devaient entrer en vigueur dès samedi, a dit M. Kéré, jugeant "fructueux" les échanges lors de cette entrevue.

"Nous avons passé en revue toutes nos préoccupations (…). Cette fois-ci les discussions ont été franches et sincères (et) le gouvernement était dans de bonnes dispositions", a-t-il ajouté, relevant que la décision des transporteurs était "un cri de cœur".

La Fenat avait annoncé lundi un réajustement des tarifs du transport dès samedi et un "arrêt d’exploitation de 72h sur tous les axes routiers du pays à compter du lundi 07 janvier", lors d’une conférence de presse, dénonçant le non-respect des accords passés avec les autorités mi-novembre, suite à une augmentation de 75 FCFA sur les prix du carburant.

Cette rencontre intervient après l’appel du président Rock Marc Christian Kaboré à une "trêve" sociale face à la "multiplication des revendications syndicales", lors du traditionnel discours du chef de l’Etat à l’occasion du Nouvel an.

Dans son discours, M. Kaboré a dit avoir instruit le Premier ministre Paul Kaba Thiéba d’engager des "discussions" avec les partenaires sociaux, afin de leur "apporter des réponses (…) dans les limites des possibilités".

M. Thiéba devrait rencontrer vendredi les syndicats du ministère de l’Education nationale, notamment les responsables de la Coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE) qui a suspendu depuis début décembre les évaluations scolaires entre autres, afin d’"exiger un traitement diligent" de l’accord signé avec le gouvernement pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.