Côte d’Ivoire: Affaire Jacques Ehouo, le gouvernement met en garde

Affaire Jacques Ehouo

Le gouvernement ivoirien a mis en garde dimanche et menacé de poursuite les auteurs “de propos faisant peser de graves menaces sur la cohésion nationale’’ dans l’affaire du nouveau maire élu du Plateau, Jacques Ehouo, poursuivi par la justice pour “détournement de fonds publics’’.

Dans l'affaire Jacques Ehouo, l'Etat appelle à un bon ton

“Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité rappelle que la diffusion de propos faisant peser de graves menaces sur la cohésion nationale et l’ordre public tombe sous le coup des dispositions du code pénal’’, écrit le ministre Sidiki Diakité, dans un communiqué.

Jacques Ehouo est soupçonné d’avoir été l’un des acteurs d’un détournement de fonds (portant sur près de 6 milliards FCFA) organisé par la mairie du Plateau, alors dirigée par son oncle Noël Akossi-Bendjo qui avait été démis de ses fonctions en août par le gouvernement.

M. Akossi Bendjo vit désormais à Paris. Vendredi, le procureur de la République a émis à son encontre un avis de recherche dans le cadre d'une enquête pour “détournements de fonds publics’’.

Les deux hommes sont du même groupe ethnique et issus de la même formation politique, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui s’est récemment retiré de la coalition au pouvoir.

En Côte d’Ivoire, certains supporters de M. Akossi Bendjo et M. Ehouo n’hésitent pas qualifier ces poursuites judiciaires de “règlement de compte politique’’ ou de “harcèlement contre le peuple Atchan’’. Ce que rejette le gouvernement.

Ils “ne sont nullement visés en raison ni de leur origine ethnique ni de leur appartenance politique’’, assure le ministre de l’Intérieur, qui précise que “ses services ont été instruits à l’effet de rechercher et appréhender les auteurs ainsi que les commanditaires de tels actes pour qu’ils en répondent devant les juridictions compétentes’’.