L’armée française confirme "la montée en puissance" de la force du G5 Sahel

Les forces du G5 sahel
Par Jean-Marc Bouazo
Publié le 07 février 2019 à 20:25 | mis à jour le 07 février 2019 à 23:58

L’armée française déployée au Mali et dans le Sahel depuis 2014, à travers la mission Barkhane a confirmé jeudi la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel, à la suite de quelques opérations menées ces derniers mois par les armées des pays (Mali, Tchad, Mauritanie, Niger, Burkina) qui la compose.

"La situation sécuritaire de la bande sahélo-saharienne reste stable" grâce aux forces du G5 sahel

Dans la bande sahélo-saharienne, "l’actualité est marquée par la montée en puissance de la Force conjointe G5 Sahel", a affirmé Barkhane, dans son point de situation de ses opérations au Sahel.

"Du 15 au 30 janvier 2019, la Force Conjointe du G5 Sahel a mené une opération dans la région dite des trois frontières, une zone où les trois pays du fuseau centre, le Burkina-Faso, le Mali et le Niger, partagent des intérêts communs dans le domaine de la sécurité", a indiqué Barkhane, précisant que "la situation sécuritaire de la bande sahélo-saharienne reste stable".

"Les dernières actions complexes des groupes armées terroristes remontent aux attaques de Tarkint, le 29 janvier, près de Gao, dans le Nord Mali, et à Nassoumbou au Burkina-Faso, le 28 janvier", a rappelé la force française.

Le 29 janvier, deux soldats des Forces armées maliennes (FAMA) ont été tués et 10 autres blessés dans "une attaque complexe" qui a visé leur poste à Tarkint, dans la région de Gao, dans le Nord du pays, indiqué le ministère malien de la Défense.

A l’extrême Est du Mali, dans la région de Ménaka, Barkhane s’est réjoui que les familles maliennes qui ont quitté la ville, fuyant le banditisme et le terrorisme en 2012 pour se réfugier au Niger sont retournées. Sur plus de 800 familles récemment enregistrées dans le camp, seules 36, peu à peu prises en charge par les Ménakois sont présents, a dit l’armée française.


L’armée française, forte de 4.500 soldats a conclu son point de situation en assurant qu’elle "poursuit son effort de contrôle de zone, en particulier dans la région de Liptako (à 300 Km au Sud de Gao), en coopération avec les forces armées partenaires".