Sénégal/ Présidentielle : les chefs religieux appelés à la rescousse

Au Sénégal, Macky Sall donné vainqueur par ses partisans avant les résultats de la Commission électorale.
Par Parfait Tadjau
Publié le 25 février 2019 à 12:59 | mis à jour le 25 février 2019 à 13:30

Au Sénégal, l’intervention des chefs religieux est très attendue, après la présidentielle du 24 février 2019, dont un second tour pourrait être envisagé.

SENEGAL, LES CHEFS RELIGIEUX TRES ATTENDUS

Les chefs religieux sénégalais ne devraient pas attendre que les choses se compliquent pour intervenir. Au lendemain du déroulement de la présidentielle, leur rôle essentiel, dans la conduite des activités des communautés, doit aider à apaiser les esprits, quand on sait ce qui se profile à l’horizon. En effet, avant la fin de la compilation des résultats, deux positions se dégagent, celles du Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, donnant vainqueur, son patron, le président sortant, Macky Sall, et de l’opposition voyant un second tour, au scrutin, pour désigner le prochain homme fort du pays.

L’opposition, relève Rfi.fr, par la voix du leader du Pastef, Ousmane Sonko, a appelé les chefs religieux à réagir pour prévenir toute action conflictuelle. "J’en appelle à la responsabilité des chefs religieux pour appeler le parti au pouvoir à la raison", leur a-t-il lancé. Percevant sûrement la tournure que prend l’après-élection présidentielle au Sénégal. Avant la compilation par la Commission électorale des résultats des 16 000 bureaux de vote, ouverts à 6,6 millions d’électeurs, l’opposition et la majorité présidentielle ne parlent pas le même langage. Des sorties qui ne sont pas de nature à rassurer sur la suite de l’échéance électorale.

La société civile sénégalaise n’est pas restée sans réaction, après les propos des leaders politiques ; elle a exhorté tous les candidats à attendre les résultats provisoires dont se charge l’organe des élections. Mahammed Boun Abdallah Dionne, chef du gouvernement, attribuait, dimanche 24 février soir, 57% des votes à Macky Sall. Ce que réfutait l’opposition, s’apprêtant à aller à un second tour au cours duquel, l’ancien Premier ministre, Idrissa Seck, et Ousmane Sonko pourraient constiuer une union sacrée en face du Président sortant.

Cinq challengers dont Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko étaient en lice, dimanche dernier, pour solliciter les suffrages des Sénégalaises et Sénégalais. L’appréciation générale, a noté l’UE, Union européenne, avec 120 observateurs, est "assez positive".



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