Côte d'Ivoire: "Le pouvoir ne peut être anti-peuple" (Alphonse Soro)

Alphonse Soro, président de l'Alliance pour le changement, parlera désormais.
Par Parfait Tadjau
Publié le 02 mars 2019 à 18:26 | mis à jour le 02 mars 2019 à 18:26

L'APC, Alliance pour le changement, mouvement de jeunesse, présidé par Alphonse Soro, est devenue parti politique, samedi 2 mars 2019, lors d'une assemblée générale extraordinaire.

M. Soro contre un pouvoir, ennemi du peuple

Le nouveau parti politique ivoirien, L'Alliance pour le changement, association de jeunes, anciennement farouche défenseur du chef de l'État, Alassane Ouattara, a décidé, le 2 mars, à Abidjan, capitale économique ivoirienne, d'apporter son soutien total à Guillaume Kigbafori Soro, à la présidentielle de 2020. Car, pour son président investi, Alphonse Soro, demeuré "alassaniste", "on ne vient pas au pouvoir pour faire mal au peuple". M. Soro a condamné "ceux qui, pour des raisons familiales, empêchent les enfants d'une même famille de travailler". "Il y a un temps pour se taire et un temps pour parler...On ne prend pas le pouvoir pour faire mal aux autres", a-t-il relevé.

Après le RACI, Rassemblement pour la Côte d'Ivoire, également transformé en formation politique, le 16 février dernier, avec le même objectif-élection, l'ex-patron de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, reçoit ainsi de l'APC, un certain appui pour les échéances prochaines en Côte d'Ivoire. "Il faut un renouvellement de la classe politique en Côte d'Ivoire...Nous prendrons toute notre place en politique", avait notifié le président de l'APC.

Démissionnaire de son poste de conseiller du Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, le 11 janvier 2019, et ancien député, il croit fermement que "la génération: Guillaume SORO, Jean-Louis Billon, Charles Blé Goudé etc. a la compétence requise, la formation et l'expérience pour prendre la relève en 2020".

Silencieuse après le scrutin présidentiel de 2015, l'APC a pris l'engagement, à l'investiture de son leader, de jouer pleinement sa partition sur la scène politique nationale. Comme Guillaume Soro, ses dirigeants "ne se tairont plus". "Nous ne voulons plus vivre la faim ni la soif. Nous ne voulons plus voir nos enfants souffrir dans les prisons. Nous ne voulons plus mourir pour vous", ont-ils averti.


Les jeunes et femmes de l'APC ont prôné un changement vrai, dans la paix, la justice, la cohésion sociale, la démocratie, la liberté et la réconciliation nationale. Le nouveau parti politique annonce une grande tournée nationale pour faire connaître ses ambitions.




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