Côte d’Ivoire: Des orpailleurs déguerpis de plusieurs sites d’ orpaillage illicites

Sites d' orpaillage illicites

Un détachement de la gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire a saisi samedi à Bouaflé (centre ouest), sur des sites d’ orpaillage illicites, plusieurs matériels des orpailleurs, dont une centaine de concasseurs, lors d’une opération de déguerpissement, dans une note dont Afrique-sur7 a reçu copie.

Le gouvernement lutte contre l' orpaillage illicte

"Un détachement de la gendarmerie a mené une opération de déguerpissement des sites illicites à proximité des villages de Bozy (…) sous-préfecture de Bouaflé. Bilan du matériel saisi (…) 120 concasseurs, 55 motopompes, 1 canon scié", indique la note.

L’opération de déguerpissement a débutée vers 8 heures (GMT et locale) et s’est achevée autour de 15 heures.

La gendarmerie a également détruit "500 abris" et confisqué plusieurs armes blanches sur les différents sites d’orpaillage.

Le Gouvernement avait adopté en Conseil des Ministres du 20 juillet 2016, la troisième et dernière phase de l’opération de fermeture des sites illicites d’orpaillage et de déguerpissement des orpailleurs clandestins. Cette dernière phase de l’opération s’inscrivant dans le cadre du Programme National de Rationalisation de l’ Orpaillage (PNRO), qui s’est déroulée du 17 juin au 6 juillet 2016, dans les régions de l’Ouest de la Côte d’Ivoire, a permis l’interpellation de 66 orpailleurs, la destruction de nombreux équipements et la fermeture de 429 sites illicites.

Afin d’éviter la recolonisation des sites déguerpis, le Conseil avait autorisé, au cours des prochaines étapes, certaines mesures, notamment, la sensibilisation, l’interpellation des clandestins et des chefs coutumiers impliqués, ainsi que le fonctionnement des comités techniques locaux.

Le Conseil avait également instruit le Ministre chargé des Mines, à l’effet de poursuivre la délivrance des autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle dans les zones réservées à cet effet, de former et d’encadrer les artisans miniers autorisés et de réhabiliter les sites déguerpis.