Burkina : “Les chances d’une alternance n’ont jamais été aussi fortes’’ (Diabré)

Zephirin Diabré, chef de file de l'oppositition
Par Jean-Marc Bouazo
Publié le 18 mars 2019 à 17:38 | mis à jour le 18 mars 2019 à 17:38

Le président de l’Union pour le changement (UPC), Zephirin Diabré, chef de file de l’opposition burkinabé, a affirmé lundi à Ouagadougou que “les chances d’une alternance’’ n’avaient “jamais été aussi fortes que maintenant’’ au Burkina où la prochaine présidentielle doit se tenir en 2020.

Zephirin Diabré confiant de la victoire de l'opposition à la présidentielle de 2020 au Burkina

“Cette échéance s’annonce sous les meilleurs auspices pour l’opposition en raison de l’échec cuisant de la gouvernance du MPP décriée par tous les burkinabés (…) Les chances d’une alternance n’ont jamais été aussi fortes que maintenant’’, a déclaré M. Diabré, lors d’une conférence de presse, animée conjointement avec Gilbert Ouedraogo, président de l’Alliance pour la démocratie et la fédération rassemblement démocratique africain (ADF-RDA), une autre formation de l’opposition.

Cette conférence visait en réalité, pour les organisateurs, à livrer le bilan de la 15e assemblée générale du Réseau libéral africain qui s’est ténue les 08 et 09 mars à Marrakech, au Maroc. Et au terme de laquelle, le patron de l’ADF-RDA a été désigné Président délégué pour une période d’un an, en attendant d’assumer pleinement la présidence de ce réseau à partir de mars 2020.

Vice-président sortant chargé de l’Afrique de l’ouest au sein de ce réseau, regroupant tous les partis libéraux d’Afrique, M. Diabré a indiqué que le rapprochement entre l’ADF-RDA et l’UPC s’inscrit dans le cadre des concertations en cours entre formations politiques de l’opposition au Burkina “pour définir une stratégie commune’’ dans la perspective de la présidentielle de 2020.

“Les concertations ont commencé’’ et elles devraient permettre à l’opposition de battre “un coup KO’’ le MPP, le parti présidentiel, a-t-il assuré.

Présent à la conférence, Ablassé Ouedraogo, président du +Faso Autrement+, un autre parti de l’opposition d’obédience libérale, a dressé un sévère réquisitoire contre la majorité présidentielle, accusé d’avoir fait “pire qu’avant’’ en mettant le Burkina “à terre’’.

“2020 va enregistrer un changement, une alternance’’, a-t-il promis.



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