Damana Pickass: la Côte d’Ivoire confirme au Ghana l’abandon des poursuites

Damana Picass - Damana Pickass rassuré par le Albert Kan Dapaah et Interpol Ghana
Par Gary SLM
Publié le 29 mars 2019 à 06:56 | mis à jour le 29 mars 2019 à 07:16

Damana Pickass, arrêté puis relâché par Interpol au Ghana, peut désormais jouir d’une totale liberté. La Côte d’Ivoire a en effet confirmé aux autorités voisines que le membre du Front Populaire Ivoirien n’était plus sous le coup de poursuites.

Damana Pickass rassuré par le ministre ghanéen Albert Kan Dapaah

Il était un temps où la majorité des hommes et femmes politiques pros-Gbagbo réfugiés au Ghana étaient dans le collimateur du gouvernement ivoirien. Un mandat d’arrêt international avait même été lancé contre plusieurs de ces personnes. Ces derniers jours, la police avait arrêté Damana Picass alors que ce dernier était venu renouveler son titre de séjour.

Il a été relâché après l’intervention de ses avocats et plusieurs de ses camarades auprès des autorités de ce pays voisin de la Côte d’Ivoire. L’argument qui a été mis en avant par les uns et les autres était que le Président Alassane Ouattara avait pris une ordonnance d’amnistie qui annulait les poursuites contre M. Adia Damana Pickass.

Les autorités ghanéennes, pour s’en assurer, ont donc pris contact avec leurs homologues ivoiriennes qui ont confirmé l’arrêt des poursuites contre le proche de Laurent Gbagbo.

Le ministre de la Sécurité du Ghana, M. Albert Kan Dapaah a même reçu jeudi 28 mars 2019 une délégation d’Ivoiriens réfugiés au Ghana. Délégation de laquelle faisaient partie Damana Picass et le ministre Koné Katinan. Un officier, haut responsable d’Interpol du Ghana, était également de cette réunion lors de laquelle il a été confirmé à la délégation d’Ivoiriens que l’État de Côte d’Ivoire avait bien renoncé aux poursuites contre plusieurs de ses opposants à la faveur de l’ordonnance d’Amnistie du président Alassane Ouattara.


La délégation des réfugiés ivoiriens, pour éviter les tracasseries, a plaidé auprès du ministre, pour une mise au même niveau d’information de toutes les forces de sécurité du pays sur le dossier des réfugiés ivoiriens. Le responsable d’Interpol a pris note de cette doléance et le ministre Albert Kan Dapaah a pu rassurer ses hôtes sur les initiatives qui seront prises par son service pour leur garantir la quiétude le long de leur exil dans son pays.