Côte d'Ivoire: Eaux et forêts, Donwahi traque les corrompus

Eaux et forêts, Alain Donwahi traque les corrompus

Un agent des eaux et forêts était récemment impliqué dans une affaire de racket portant sur la somme de dix millions de francs CFA. Alain Richard Donwahi, ministre des Eaux et Forêts, a saisi l'occasion d'une remise de matériels pour livrer un important message aux agents sous sa tutelle.

Eaux et forêts, les agents désormais sous haute surveillance

L'épisode de l'agent des eaux et forêts dont le nom est cité dans le racket de dix millions de francs CFA a indigné le ministre Alain Richard Donwahi. " Il m'a été donné de constater, il y a quelques jours, des écarts graves commis par un de membres au corridor de Yamoussoukro qui s'est livré à un racket inimaginable", a déclaré le ministre des Eaux et Forêts lors de la remise de matériels aux postes forestiers et à la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention (BSSI).

La colère de l'ancien ministre de la Défense est d'autant plus compréhensible que l'acte posé par cet agent est "impardonnable". Il a annoncé une " tolérance zéro à tout manquement ", non sans demander aux agents de changer de comportement, car le " gain facile " ne prospérera pas dans leur corps de métier.

Le président du Conseil régional de la Nawa s'est voulu très clair en ces termes : " Faisons en sorte qu’ici aussi, ce travail soit respecté par nos concitoyens. Vous êtes tous les ambassadeurs des eaux et forêts. Faisons en sorte que ces genres d’écart soient très rares. Je le répète, tolérance zéro. Je ne veux pas d’intervention. Même s’il s’agit de mon parent, il n’y aura aucune intervention. Nous devrons bannir ce genre de pratiques. "

Notons que le ministère des Eaux et Forêts, dans le cadre de ses actions, a annoncé une nouvelle " politique de l'eau ". Alain-Richard Donwahi a par ailleurs expliqué que cette mesure vise à garantir une meilleure gestion de l'eau. La nouvelle stratégie a été au centre d'un atelier régional à Abidjan, le lundi 15 avril 2019. Selon lui, elle permettra de faire face à " l’accroissement des besoins des ménages, du développement économique et de la nécessité de conserver les milieux naturels et la biodiversité ".