Côte d’Ivoire: 2020 fait peur, un écrivain tire la sonnette d’alarme

A quelques 17 mois de la présidentielle de 2020, la Côte d’Ivoire peine encore à trouver un consensus autour des principales institutions intervenant dans l’organisation pratique des élections.

2020 ou le piège électoral?

Dans son livre intitulé « 2020 ou le piège électoral », l’écrivain Geoffroy-Julien Kouao invite l’ensemble des acteurs politiques ainsi que la société civile à bien aborder le virage de 2020 pour en faire une dynamique de développement et non de fracture politique et sociale. S’inspirant des crises successives qu’a connues la Côte d’Ivoire, le juriste-potologue, se permet dès à présent de tirer la sonnette d’alarme sur les dangers d’un élection mal organisée dans un pays qui sort à peine de deux décennies de crises. « En 1995, l’élection présidentielle a fait 30 morts, en 2000 c’était 300 morts et 3000 en 2010. Il nous faut éviter tous les artifices qui peuvent conduire à des élections violentes et meurtrières en 2020 », prévient-il.

Réactionnaire,  conservateur,  révolutionnaire ou progressiste ? Quel qualificatif pour mieux décrire le quatrième essai de Geoffroy-Julien Kouao ? La réponse est malaisée. Une seule certitude,  avec ce livre, l’universitaire ouvre  la voie  à une nouvelle  utopie démocratique. Dans une construction intellectuelle savamment ajustée, le constitutionnaliste fait des propositions pertinentes et audacieuses pour structurer théoriquement, juridiquement et institutionnellement l’élection du Président de la République, celles des députés et sénateurs en 2020.

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Cette œuvre de réflexion est une invitation à l’action politique, à la métamorphose des esprits et des pratiques électorales pour éviter les erreurs mortifères de 2010.  L’inaction n’étant plus une option, dit l’auteur, nous devons revoir le mode de désignation du président de la République et des parlementaires. La réforme juridique dont-il est question, renvoie à une profonde révision du code électoral. Quant à la réforme institutionnelle, elle concerne la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) et la recomposition du conseil constitutionnel. En un mot comme en mille, l’ouvrage « 2020 ou le piège électoral » est tout simplement un condensé de propositions constructives.

« Je serai heureux si elles étaient, par extraordinaire, prises en compte par les décideurs politiques. Le rôle de l’intellectuel consiste à construire l’utopie, au politique d’en donner la forme pour en faire une réalité. Si les gouvernants (ceux qui ont le pouvoir de décision) ne prennent pas en considération la doctrine politique, les intellectuels travaillent en vain », déclare l’écrivain. Mieux, conclut Geoffroy-Julien Kouao, les règles de notre compétition politique, les institutions qui l’encadrent doivent être constamment en adéquation avec les exigences de la démocratie et de la République.


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