Côte d’Ivoire : A peine rentré à Abidjan, Soro s’en prend à Ouattara
Guillaume Soro est de retour à Abidjan après plus de deux mois passés en tournée dans le nord de la Côte d’Ivoire.
Soro lance encore des piques à Ouattara
Guillaume Soro est de retour. Après plusieurs semaines passées hors de la capitale économique, loin des bruits et des embouteillages, le Président du Comité politique a regagné Abidjan ce week-end. « Chers Tous, je suis de retour à Abidjan la monstrueuse. Avec son lot d’embouteillages et de brouhaha. En effet j’ai mis du temps à l’intérieur du pays. J’ai certes manqué à ma famille mais j’ai aussi constaté que j’ai énormément manqué aux services de renseignement de CI. Il (Services Secrets) paraît que leurs chefs appelaient partout pour savoir où j’avais filé. Quel ne fut mon amusement d’apercevoir certains de leurs éléments se faufiler pour certainement écrire des montagnes de balivernes. Pauvre CI », a-t-il écrit sur sa page Facebook.
A peine de retour à Abidjan, que Guillaume Soro dit éprouver déjà la nostalgie des villages parcourus. « Quand me remontent les images des villages exsangues où encore on meurt d’inanition et de pauvreté je ne peux qu’avoir peu d’estime pour les priorités actuelles de nos autorités. Investir dans l’espionnage de ragots là où de petites mesures suffiraient à sauver des vies. Que c’était bien les villages. On y rencontre des gens sincères et désintéressés. On y vit bio. J’ai déjà la nostalgie de ces vieillards, de ces femmes et de ces jeunes avec qui on partage un repas sain sans fards et ingrédients superflus. J’envie ces villageois dont la préoccupation n’est pas l’argent pour l’argent. Là bas on se préoccupe de la pluie, du champ, de tel ou tel parent. Et la nuit comme j’ai pu le constater on donne de l’enseignement par des CONTES », témoigne-t-il.
En février dernier, Guillaume Soro avait été contraint à démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale ivoirienne après qu’il a refusé d’adhérer au parti unifié RHDP mis en place par le Président Alassane Ouattara. Depuis lors, le député de Ferkessédougou dont des drônes avaient survolé la résidence de Marcory, s’est replié dans le nord du pays auprès des populations rurales pour, dit-il, s’imprégner de leurs réalités.
« Hélas je retrouve Abidjan avec son tohu-bohu. Ses mensonges et intrigues. On tue pour de l’argent. On vend son honneur et sa dignité pour des postes. On se déshumanise. Il n’y a ni valeurs ni principes. On veut manger!! C’est la mode! Tout le monde devient escroc. Des pères de familles des gens à l’apparence respectueuse se prostituent parce qu’ils veulent manger, parce qu’ils veulent des postes. Cela m’est insupportable. Bref je fais ma petite semaine et hop je repars pour les villages. Pour l’heure mode famille. Une semaine », fait-il savoir.
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