Cameroun : Crise anglophone, l’ Unicef tire la sonnette d’alarme

L' Unicef dénonce les affres de la crise anglophone
Par Ange Atangana
Publié le 22 juin 2019 à 20:51 | mis à jour le 22 juin 2019 à 20:51

Le porte-parole du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) au Cameroun s’est exprimé en conférence au sujet de la crise qui persiste dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

L’ Unicef déplore la situation dans les régions en crise au Cameroun.

Vendredi, l’ Unicef a dressé un triste bilan de la crise qui sévit actuellement dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest au Cameroun. En conférence de presse, le porte-parole du Bureau du Cameroun a énuméré les dégâts déjà occasionnés à cause de la situation sécuritaire dans lesdites régions.

Toby Fricker indique ainsi qu’ « au moins ont été détruites, tandis que les élèves, les enseignants et le personnel scolaire ont été exposés à la violence, aux enlèvements et à l'intimidation » des bandes armées qui sévissent. « Depuis 2018, plus de 300 élèves et enseignants ont été enlevés. Après des expériences traumatisantes, ils ont tous été relâchés par la suite », constate le responsable onusien qui confie que « plus de 80 % des écoles ont été fermées, touchant plus de 600 000 enfants » dans ces deux régions.

Par la voie de son porte-parole, l’ Unicef se dit préoccupé du sort de ces enfants qui n’ont plus accès à l’éducation. « Le ciblage de l'éducation met en danger l'avenir de toute une génération d'enfants (…) Lorsque les enfants ne vont pas à l'école, ils courent un plus grand risque d'être recrutés par des groupes armés et sont plus susceptibles d'être exposés au mariage d'enfants, aux grossesses précoces et au traumatisme et à la détresse émotionnelle de longue durée que ces expériences entraînent », prévient Toby Fricker.

Aux acteurs impliqués dans ces conflits, l’ Unicef demande de trouver une issue à cette crise pour ne pas mettre en péril l’avenir des enfants des régions « anglophones ». L’organisme onusien appelle les autorités à protéger et rouvrir les écoles. Toby Fricker estime qu’il faut 20 millions de dollars (11,5 milliards de francs CFA) pour que l’ Unicef puisse mener à bien sa mission dans ces zones encore en conflit.



Les commentaires
Prochainement disponible...
Articles les plus lus
02
Biz sur 7 : Actualité Show-biz d'Afrique
Eudoxie Yao tabassée en France, ce qu'il s'est passé