Guillaume Soro coincé par des victimes, ce qu'elles lui réclament

Guillaume Soro annoncée à l'Ouest
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 25 juin 2019 à 12:00 | mis à jour le 25 juin 2019 à 13:10

L'ouest est la région de la Côte d'Ivoire qui a payé le plus lourd tribut dans la crise qu'a connue le pays. La visite annoncée de Guillaume Soro dans cette région s'annonce électrique dans la mesure où les milliers de victimes entendent demander réparation.

Guillaume Soro sur les traces des victimes de l'Ouest ivoirien

Après sa tournée dans le nord, Guillaume Soro est annoncé pour une visite dans la région du Guémon, à l'ouest de la Côte d'Ivoire. Le Président du Comité politique (CP) a, pour ce faire, envoyé des émissaires sur le terrain pour préparer son arrivée dans cette région qui a connu les pires atrocités durant la crise qu'a connue la Côte d'Ivoire.

Sans s'opposer à l'arrivée de l'ancien Président de l'Assemblée nationale dans leur localité, les populations de Bangolo, Duekoué et autres villes du pays Wê l'attendent toutefois de pieds fermes pour lui dire leurs quatre vérités. Les associations des victimes entendent en effet demander réparation à l'ancien chef rebelle eu égard à tous les préjudices qu'elles ont subis depuis la crise de 2002 et surtout la crise postélectorale de 2010-2011.

« Des veuves, avec à leurs charges de nombreux orphelins, souffrent. Plusieurs parmi nous ont perdu leurs emplois à cause de la guerre », tel est l'état des lieux fait par ces victimes, avant d'ajouter : « Nous, en tant que victimes, nous ne pouvons pas nous opposer à son arrivée à l'ouest, surtout dans le Guémon. Nous sommes des victimes et tout ce que nous demandons, c'est le dédommagement. Nous espérons que Soro Guillaume viendra nous dédommager. »


Notons que les localités de Guitrozon, Petit Duekoué, Nahibly et autres contrées de l'ouest ont connu des crimes de masse pendant les périodes de crise. Le dossier est d'ailleurs à la Cour pénale internationale (CPI) pour situer les responsabilités sur le massacre des Wê.