Prix du Cacao : La Côte d'Ivoire et le Ghana imposent leur diktat

Cacao, Abidjan et Accra fixent un prix plancher

Des planteurs de cacao en plein travail
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 04 juillet 2019 à 10:20 | mis à jour le 04 juillet 2019 à 11:25

Premiers pays producteurs de cacao dans le monde, la Côte d'Ivoire et le Ghana vivaient jusque-là au rythme des cours du marché international. Mais les autorités ivoiriennes et ghanéennes ont décidé de parler d'une même voix afin de régulater les prix de leurs produits.

Cacao, Abidjan et Accra fixent un prix plancher

Mercredi 3 juillet 2019, s'est tenu sur les rives de la lagune Ébrié un conclave entre Accra et Abidjan pour décider de la prise en main de leur destin quant à la commercialisation du cacao. La Côte d'Ivoire, premier pays producteur mondial, avec près de 2 millions de tonnes, et le Ghana, deuxième producteur avec 900 000 tonnes, peinaient à avoir une emprise sur la fixation des prix de leurs productions cacaoyères. Et pourtant, cette matière première constitue un maillon essentiel pour leurs économies.

Aussi, exténués par la dictature des acheteurs de cacao et autres chocolatiers à travers le monde, et surtout vu la souffrance des producteurs, qui peinent à jouir véritablement des fruits de leur labeur, des experts des deux pays ont décidé de mutualiser leurs efforts par la mise en place d'un mécanisme de fixation des prix pour la commercialisation de la fève brune.

Leur rencontre de ce mercredi a donc été sanctionnée par un communiqué dont Afrique sur7 a reçu copie.

Déclaration finale de la rencontre sur le cacao

À la suite d’une série d’échanges avec les principales parties prenantes, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont mis en place un nouveau mécanisme de fixation des prix pour le commerce des fèves de cacao qui, à notre avis, contribuerait à fournir un prix rémunérateur aux Producteurs.

Le mécanisme qui a été introduit aux acteurs clés de l’industrie a été compris.

Ce système prend en compte un différentiel de revenu de subsistance fixe qui procurera aux producteurs un revenu décent.

Un montant de $400 la tonne (différentiel de revenu de subsistance) a été institué pour garantir le prix plancher.

La Côte d’Ivoire et le Ghana ont toutefois promis d’engager des discussions avec l’industrie sur les questions de la durabilité.



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