Alain Lobognon prévient Ouattara: "Ne ruse pas avec la Constitution"

Alain Lobognon, député de Fresco
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 12 septembre 2019 à 10:00 | mis à jour le 12 septembre 2019 à 10:00

L'honorable Alain Lobognon a réagi sur sa page Facebook, mercredi 11 septembre 2019, à l'éventualité d'une modification de la loi fondamentale ivoirienne par le chef de l'Etat Alassane Ouattara, à quelque 13 mois de l'élection présidentielle de 2020.

Alain Lobognon à Ouattara: "C’est notre Constitution. Appliquons là donc!"

Connu pour sa réactivité surtout pour des sujets en relation avec l'actualité socio-politique ivoirienne, l'honorable Alain Lobognon, député de Fresco, s'est sans surprise invité dans le debat qui tourne autour de la probable modification de la Constitution ivoirienne, comme évoqué par le chef de l'Etat Alassane Ouattara, le 6 août dernier. "Si notre pays veut rentrer dans le cercle fermé des pays à haute valeur démocratique, il lui suffit de ne pas ruser avec la Constitution. D’ailleurs, elle ne demande qu’à être appliquée. Appliquons là donc!", a exprimé mercredi Alain Lobognon sur Facebook.

Dans tous les cas, prévient l'ancien maire de Fresco, "il n’y aura pas de modification constitutionnelle en catimini" puisque, selon lui, aucune formation politique ne dispose d'une majorité de 2/3 du Parlement. "Seule la volonté du Peuple s’exprimera pour modifier ou non cette Constitution de 2016 qui a coûté plus de 13 milliards de FCFA aux Ivoiriens", a indiqué le collaborateur de Guillaume Soro. L'ancien ministre des Sports interpellera également dans cette publication sur des problèmes encores existants et qui devraient interpeller le régime Ouattara.

"À l’heure actuelle, la Côte d’Ivoire ne dispose toujours pas d’un Code électoral conformément aux dispositions de la Constitution, d’une nouvelle liste électorale après 10 ans de vie de l’ancienne où figurent des milliers de morts, d’une commission électorale de consensus", a énuméré Lobognon. Et Alain Lobognon de rappeler que "le debat a eu lieu en octobre 2016 à l’Assemblée nationale. Les Députés étaient majoritairement opposés à la suppression de la limitation de l’âge, fruit des acquis démocratiques en Côte d’Ivoire. Il fut rétorqué que ce projet est l’œuvre du Président de la République. Appliquons le donc!", a-t-il relaté.



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