Du nouveau dans l'affaire du gendarme tué à Yopougon par des Gnambros

Sony, le gendarme, inhumé le samedi 21 septembre
Par K. Richard Kouassi
Publié le 20 septembre 2019 à 12:50 | mis à jour le 20 septembre 2019 à 13:24

Lâchement assassiné le dimanche 25 août 2019, le gendarme Tiekou Anderson Koua dit Sony sera inhumé le samedi 21 septembre au cimetière de Williamsville. L'information a été portée par la famille du maréchal de logis dans un communiqué publié dans le quotidien Fraternité Matin.

Sony, le gendarme tué par des "Gnambros", inhumé le samedi 21 septembre

L'ultime adieu entre Tiekou Anderson Koua, affectueusement appelé Sony par ses proches, et sa famille est prévu pour le samedi 21 septembre 2019, au cimetière de Williamsville. Ce jour-là, ce jeune gendarme en fonction à l'intérieur du pays, notamment à l’État-Major de la Compagnie d’Abengourou, sera porté en terre et effectuera le voyage du non-retour. Et pourtant, rien ne présageait la mort du gendarme tué le dimanche 25 août 2019 à Yopougon Lavage. Tiekou Anderson était à Abidjan afin de passer du temps avec sa famille.

Le jour du drame, le gendarme en tenue civile, est témoin d'une scène de violence entre deux gangs rivaux d'individus se présentant comme des "gnambros". Sony demande aux antagonistes de ne pas traumatiser les populations avec les armes blanches. C'était l'erreur à ne pas commettre. Ces bandits s'en prennent violemment au gendarme. L'un d'eux réussit à lui arracher son arme de service avec laquelle il lui tire une balle dans la poitrine. "Vous l’avez tous appris, les bagarres entre présumés syndicats de transporteurs ont (encore) fait un mort, un agent des forces de sécurité. La violence dans le secteur du transport tue la vitalité et le dynamisme d’une partie de l’économie nationale avec des conséquences sociales", avait dénoncé Vincent Toh Bi Irié, le préfet du district d'Abidjan.


Suite aux enquêtes, des individus impliqués dans le meurtre de Sony ont été mis aux arrêts. En visite auprès de la famille éplorée, le contre-amiral Ange Kessi, le commissaire du gouvernement, a promis que ce crime ne restera pas impuni. "La ligne rouge est franchie et il y a lieu de prendre les sanctions à la mesure du choc, car ce n’est pas la première fois que nos frères gendarmes, militaires, policiers tombent sous les balles des malfaisants. De Sinfra à Ferké en passant par Bouna, Bondoukou, Méagui… La liste est un peu longue. Nous ne les oublions pas et justice sera rendue", a-t-il rassuré. Il a été procédé à la fermeture des gares routières situées à Yopougon Lavage.



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