Les derniers mots de Guillaume Soro avant son procès, ce mardi

Guillaume Soro appelle à des « magistrats intègres »

Guillaume Soro, Président du GPS
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 28 April 2020 à 11:06 | mis à jour le 28 April 2020 à 11:25

Quoiqu’absent de la Côte d'Ivoire, Guillaume Soro est appelé dans le box des accusés, ce mardi, au tribunal correctionnel d'Abidjan. Mais avant la tenue de cette audience, le président de GPS fait une adresse solennelle à ses « justiciers ».

Guillaume Soro appelle à des « magistrats intègres »

Accusé d'avoir tenté de déstabiliser le pouvoir d'Alassane Ouattara et d'avoir fait des malversations financières, Guillaume Soro comparaitra, ce mardi 28 avril 2020, devant la justice ivoirienne. Mais avant cette audience, la pression ne cesse de monter autour des acteurs de ce procès.

La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) avait en effet pris une ordonnance, appelant les autorités ivoiriennes à suspendre les poursuites contre l'ancien Président de l'Assemblée nationale ivoirienne et ses compagnons de Générations et peuples solidaires (GPS).

Le gouvernement ivoirien, par la voix de son porte-parole, avait cependant déclaré : « Le Gouvernement n’a pas de commentaire à faire sur cette décision. Les procédures internes restent en cours. »

Aussi, le Procureur de la République, Adou Richard Christophe, a-t-il actionné les poursuites contre Guillaume Soro. Une audience est d'ailleurs prévue, ce mardi, au tribunal de première instance d'Abidjan - Plateau.

Des organisations des droits de l'homme, les avocats de Guillaume Soro, ainsi que d'autres voix ne cessent pourtant de s'élever pour appeler Abidjan à se conformer à la décision d'Arusha. Mais jusque-là, rien n'y fit.

À la veille de son procès, Soro Kigbafori Guillaume a donc lancé ce tweet : « Pour peu qu’il y ait des magistrats intègres, le droit s’embellit, la justice s’anoblit. La démocratie et l’État de droit deviennent alors une réalité. La Côte d’Ivoire doit y parvenir tôt ou tard. »

Candidat à l'élection présidentielle de 2020, Guillaume Soro vit en exil à Paris, depuis son retour manqué d'Abidjan, le 23 décembre dernier. Ses compagnons estiment que les poursuites orientées contre lui ne sont que des « manœuvres politiciennes » pour l'écarter de la course à la Magistrature suprême.




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