Le ministre ivoirien de la Défense a annoncé des plaintes contre les auteurs et les relais d’un article de presse l’incriminant comme parrain du trafic de drogue en Côte d’Ivoire. La suite de cette procédure judiciaire est donc très attendue afin d’en savoir davantage sur cette affaire digne d’un scénario hollywoodien. Mais en attendant, il est donné de constater que le commerce de stupéfiants a de plus en plus pignon sur rue dans ce pays, malgré la traque effrénée de la Police des Stupéfiants et des Drogues.

La drogue, un commerce (illicite) très florissant en Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire serait-elle devenue la plaque tournante, le nouvel Eldorado du trafic de drogue et de stupéfiants ? Même si les officiels s’accordent pour répondre à la négative, force est de constater que ce commerce de drogue, aussi illicite soit-il, connaît un essor fulgurant dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest bordé par le Golfe de Guinée. En témoignent les nombreuses prises et autres interpellations de vendeurs et consommateurs de ces substances nocives.

Une visite rapide de la page de la police ivoirienne sur les réseaux sociaux finit par convaincre de la réalité de la situation. En effet, le nombre d’interpellations, de saisies de drogue et de destructions de fumoirs réalisé ces derniers jours par les agents de la Police des Stupéfiants et des Drogues, est effarant.

Ce vendredi 12 juin, des vendeurs de drogue ont été interpellés dans le département de Yamoussoukro (centre), dans la localité de Kimoukro s/p de Kocoumbo. Même son de cloche à Guiglo (ouest), où un individu, menuisier au grand jour et dealer à ses temps perdus, a été appréhendé très tôt, ce vendredi, dans le quartier de Nicla, à la suite d’une dénonciation anonyme.

À Bécouéfin, dans le département d’Akoupé (est) , un autre individu a été interpellé à son domicile, jeudi, par les agents des forces de l’ordre. « Il est notoirement connu dans le domaine du trafic de drogues dans la sous-préfecture de Becouéfin », précise notre source.

À quelques encablures de là, dans la localité de Yakassé-Attobrou, département d’Adzopé, un soi-disant cultivateur a été interpellé à son domicile, le 9 juin dernier, ayant en sa possession une bonne quantité de drogue destinée à être écoulée sur le marché noir.

Retour à Abidjan (sud), dans les communes populaires de Yopougon, Adjamé, Williamsville, et Attécoubé, pour ne citer que celles-là, des fumoirs (marché de vente et consommation de stupéfiants) ont été détruits par des patrouilles déployées pour la cause.

D’importantes quantités de cannabis, d’héroïne et de cracks, ainsi que des plaquettes de tramadol, ont été saisies au cours de ces différentes opérations. Des briquets et diverses armes blanches ont par ailleurs été saisis sur les dizaines de personnes interpellées.

La circulation outrancière de la drogue à la MACA (pénitencier abidjanais) et dans d’autres prisons du pays, est un véritable secret de polichinelle.

Eu égard à toutes ces saisies, tout porte donc à croire que la Côte d’Ivoire est devenue un véritable supermarché à ciel ouvert de trafic de drogue.