Litige foncier Abadjin-Doumé: Le ton monte entre CNRA et villageois

Abadjin-Doumé sous tension à cause d'un litige foncier
Par K. Richard Kouassi
Publié le 06 juillet 2020 à 16:10 | mis à jour le 06 juillet 2020 à 17:36

Le litige foncier actuellement en cours à Abadjin-Doumé s'intensifie. Les propriétaires terriens de cette localité située dans la commune de Dabou sont convaincus que le Centre national de recherche agronomique (CNRA) tente de les spolier de leurs terres. Pour l'heure, aucune solution n'a été trouvée et la tension monte entre les deux parties.

Abadjin-Doumé sous tension à cause d'un litige foncier

Ballé Djoman Abel, le porte-parole des propriétaires terriens d' Abadjin-Doumé, était déjà monté au créneau pour dénoncer le conflit foncier qui les oppose au Centre national de recherche agronomique (CNRA). "La direction du CNRA insiste dans sa dynamique de vouloir nous spolier de nos terres malgré une décision de justice en notre faveur qui remonte à l’année 2019. Le samedi 27 juin, alors que nos ouvriers étaient sur nos chantiers, ils ont reçu la visite inopinée d’un des responsables du CNRA, qui selon lui, serait venu avec des journalistes pour les prendre à témoin dans cette affaire qu’ils ont perdu depuis des années", avait-il affirmé le samedi 21 juin 2020 au cours d'un échange avec la presse.

Une semaine plus tard, selon des informations qui nous sont parvenues, des échauffourées se sont produites. Samedi 4 juillet 2020, nous apprenons que des gendarmes se sont rendus sur le site faisant l'objet du litige entre le CNRA et des villageois d'Abadjin-Doumé. Ils auraient intimé l'ordre aux personnes présentes de cesser les travaux de lotissement et d'aménagement dudit site.

À en croire les propriétaires terriens, le Centre national de recherche agronomique userait de tous les moyens afin d'intimider les villageois malgré la décision judiciaire prononcée en sa défaveur. "Ils ont déjà causé des constructions en prenant des loubards la nuit. Toute chose qui menace la paix dans notre localité en cette période sensible", soutient Ballé Djoman Abel, qui s'exprime au nom des propriétaires terriens.


Le terrain au centre de ce litige entre des populations couvre une superficie de 213 hectares 150 ares et 42 centiares et le CNRA serait propriétaire de 19 hectares 75 ares et 11 centiares.