Présidentielle: Le camp Amon-Tanoh explique l'attitude de Ouattara

Présidentielle: Le camp Amon-Tanoh explique l'attitude de Ouattara
Par David Yala
Publié le 15 septembre 2020 à 19:33 | mis à jour le 15 septembre 2020 à 19:33

La candidature de Marcel Amon-Tanoh à l’élection présidentielle d’octobre 2020, a été rejetée par le Conseil constitutionnel parce que déclarée non conforme au Code électoral.

Dembelé Mamadou, proche d’ Amon-Tanoh: « Le problème du président Ouattara, c’est le fait qu'il ne connaisse pas et n'ait pas la mentalité des Ivoiriens »

«Je voudrais dire un grand merci à tous les électeurs qui ont accepté de me parrainer dans les 22 régions sur les 17 régions requises par la CEI. C’est grâce à eux que je suis ici.(...) Nous avons largement dépassé les 1 % dépassant parfois les 2 % dans certaines régions », se réjouissait Marcel Amon-Tanoh, le samedi 29 août 2020 au siège de la Commission électorale indépendante (CEI), après le dépôt de son dossier de candidature à la présidentielle d’octobre.

Mais contre toute attente, la candidature de l’ancien ministre des Affaires étrangères a été rejetée par le Conseil constitutionnel au terme de 15 jours de délibérations sur les 44 dossiers de candidatures déposées. « Considérant que Monsieur AMON-TANOH BENOIT MARCEL, né le 25 novembre 1951 à Abidjan, se disant Sociologue, domicilié à Cocody, candidat indépendant, a déposé sa candidature à la Commission Electorale Indépendante, le 29 août 2020 ; Considérant que de l’examen du dossier de Monsieur AMON-TANOH BENOIT MARCEL, il apparaît qu’il est produit la totalité des pièces exigées par le Code électoral ; Considérant cependant, que la vérification des parrainages prescrite par l’article 56 alinéa 2 du Code électoral fait apparaître, que Monsieur AMON-TANOH BENOIT est parrainé par une liste d’électeurs représentant un pour cent (1%) de l’électorat local dans 13 régions et districts autonomes sur les dix-sept (17) exigés par le Code électoral ; Considérant ainsi que la candidature de Monsieur AMON-TANOH BENOIT MARCEL, n’est pas conforme à l’article 51 alinéa 2 du Code électoral, il y a lieu de la déclarer irrecevable, en application de l’article 57 dudit code », a déclaré Mamadou Koné, président du Conseil constitutionnel.

Il n’en fallait pas plus pour que le camp du fils de Lambert Amon-Tanoh monte au créneau pour dénoncer ‘’un coup d’Etat’’ inacceptable pour le ‘’peuple de Côte d’Ivoire’’. Ce mardi 15 septembre, peu après l'annonce du rejet de certaines candidatures dont celle de Marcel Amon-Tanoh, tous les leaders des mouvements acquis à sa cause, regroupés au sein de la plateforme ENSEMBLE, ont été reçus par leur leader à son QG de campagne aux Deux-Plateaux Valon. Après le message d’espoir donné par le candidat recalé, Dembelé Mamadou, Président national du M.J.E.C.I (Mouvement Je m’engage pour la Côte d’Ivoire), s'est largement prononcé sur la situation sociopolitique.


« Le problème du président Alassane Ouattara est le fait qu'il n'ait jamais fréquenté en Côte d’Ivoire. Par conséquent, il ne connait pas et n'a pas la mentalité des Ivoiriens. L’Ivoirien parle mais pardonne et n'est aucunement caractérisé par la haine et la méchanceté », a-t-il relevé. Selon ses dires, le Conseil constitutionnel est une institution au service du chef de l’Etat sortant, candidat à sa propre succession. « Comment comprendre que sur 44 candidatures, seulement 4 ont pu être retenues et parmi lesquelles un cas particulier, celui d’Alassane Ouattara. C’est un coup d’Etat, et le peuple de Côte d’Ivoire ne peut plus accepter ce genre de frustration », a-t-il prévenu.




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