Stéphane Kipré, pro-Gbagbo, estime que Ouattara "s'est discrédité"

Stéphane Kipré, pro-Gbagbo, trouve que Ouattara
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 22 octobre 2020 à 17:42 | mis à jour le 22 octobre 2020 à 17:43

Stéphane Kipré, président de l’ Union des nouvelles générations (UNG), a réagi à l’appel à la négociation lancé par le gouvernement ivoirien à l’opposition.

"Ouattara n'est plus un interlocuteur sérieux pour régler la crise pré-électorale actuelle" (Stéphane Kipré)

La situation demeure tendue en Côte d’Ivoire à quelque 10 jours de la tenue du scrutin présidentiel du 31 octobre 2020. Et pour cause. L'opposition a lancé un mot d'ordre de désobéissance civile en vue de s'opposer au processus électoral. Elle exige que l'élection présidentielle soit reportée à une date ultérieure afin que les conditions soient réunies pour une meilleure organisation.

Des conditions qui commencent par le retrait de la candidature controversée du président sortant Alassane Ouattara, en passant par les réformes de la CEI et du Conseil constitutionnel, ainsi que le retour de Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et bien d'autres exilés politiques. Mercredi, le gouvernement s'est montré favorable à une récomposition de la Commission électorale indépendante qui pourrait accueillir l'entrée de l'opposition à un poste de vice-président. Il a également exprimé la disponibilité du président Alassane Ouattara à rencontrer Henri Konan Bédié, le leader de l'opposition, autour d'une table de discussion.


Mais pour Stéphane Kipré, président de l’ UNG et gendre de l'ancien chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, "la dernière communication du gouvernement évoquant la possibilité d'une modification de la Commission électorale indépendante et de ses démembrements au niveau local est une autre tergiversation du pouvoir". «Nous sommes désormais tous conscients que le régime actuel s'est totalement discrédité et qu'il n'est plus un interlocuteur sérieux pour régler la crise pré-électorale actuelle», dit-il, appelant l’ Union africaine à se saisir du dossier ivoirien. « Nous restons disposés au dialogue, mais à un dialogue franc et inclusif », précise-t-il.




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