Expulsé d’Abidjan, Kemi Seba revient et prend la tête d'un mouvement

Expulsé d'Abidjan, Kemi Seba revient à la tête d'une mobilisation
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 27 octobre 2020 à 16:45 | mis à jour le 27 octobre 2020 à 17:49

Alors que la tension politique est à son comble à quatre jours de la Présidentielle, l'activiste Kemi Seba propose une « mobilisation pacifique » pour exiger le report de ce scrutin. L'activiste qui a fait l'autodafé du franc FCFA ne lâche toujours pas l'affaire.

La « mobilisation pacifique » de Kemi Seba contre la Présidentielle 2020

31 octobre 2020, les Ivoiriens sont appelés aux urnes pour la désignation de leur Président de la République. Alassane Ouattara, candidat à sa propre succession, est lancé dans sa campagne pour faire de la Côte d'Ivoire un pays plus solidaire, selon son nouveau slogan. L'opposition n'entend cependant pas cela de cette oreille.

À coup de désobéissance civile et de boycott actif, les opposants comptent empêcher la tenue de ce scrutin et obtenir, par la même occasion, le retrait du président ivoirien, dénonçant un 3e mandat anticonstitutionnel.

Ce bras de fer entre pouvoir et opposition se traduit par de nombreuses manifestations violentes à travers plusieurs localités ivoiriennes. Des morts, des blessés et de nombreux dégâts matériels sont à déplorer.

C'est dans cette atmosphère que Stellio Capo Chichi, plus connu sous le nom de Kemi Seba, a bravé l'interdiction de séjour en Côte d'Ivoire qui le frappe depuis mars 2019, pour atterrir à Abidjan, le 24 octobre dernier, apprend-on de Jeune Afrique.

Le fondateur de l'ONG Urgences panafricaines séjourne en effet sur les rives de la lagune Ébrié en vue d'appeler à un report du scrutin présidentiel.

À en croire le confrère, le Franco-Béninois a rejoint la Côte d’Ivoire depuis Cotonou, par la route et « en pirogue », après avoir traversé le Togo et le Ghana.


Dans un live Facebook diffusé, ce mardi, Kemi Seba appelle à une « mobilisation pacifique » afin de surseoir à l’élection présidentielle prévue le samedi 31 octobre.

En relation avec les mouvements d’opposition et de la société civile, l'activiste est déterminé à « parasiter ce processus électoral vicié et pousser Alassane Ouattara à reporter les élections et à inclure les candidats qu’il a exclus ».




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