Stéphane Kipré: "Pourquoi conditionner le passeport de Gbagbo?"

Dialogue politique : Stéphane Kipré (UNG) met à  nu le jeu trouble de Ouattara
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 25 novembre 2020 à 19:17 | mis à jour le 25 novembre 2020 à 19:18

Dans le texte ci-dessous publié sur les réseaux sociaux, Stéphane Kipré, président de l’Union des nouvelles générations (UNG), emet de gros doutes sur la volonté du pouvoir Ouattara à vouloir réellement discuter avec l'opposition en vue de résoudre la crise électorale née à la faveur de l'élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Stéphane Kipré: "Continuons de prier afin que l’orgueil et la haine nous quittent définitivement"

"Avant le 31 octobre, nous avons appelé à la négociation afin d’offrir au peuple de Côte d’Ivoire des élections libres, démocratiques et transparentes. Malheureusement, le pouvoir a fait la sourde oreille et nous connaissons tous, les conséquences. Il a fallu des pertes en vies humaines et de nombreux dégâts matériels pour que le pouvoir réalise qu’il devait absolument discuter pour éviter à notre pays de sombrer dans le chaos.

Depuis la rencontre entre les présidents Bédié et Ouattara, nous avons observé le silence afin de donner une chance à une médiation sérieuse et inclusive. Malheureusement, les dernières sorties médiatiques des pontes du régime donnent la preuve qu’ils font juste semblant de vouloir discuter afin de satisfaire la communauté internationale.

Dans les faits, le régime continue de prôner la répression brutale et la violation des droits de l’homme. Sinon, si on a vraiment compris l’impérieuse nécessité de discuter, comment peut-on refuser de libérer toutes les personnalités politiques et les militants arrêtés à l’effet que les discussions s’engagent sous l’égide d’un médiateur consensuel ? Pourquoi conditionner la délivrance d’un passeport au président Gbagbo et son retour en Côte d’Ivoire à la fin de la procédure en cours à la CPI alors qu’on sait qu’il est innocenté et qu’il a désormais le droit de se rendre son pays ?

Dans les faits, devant les médias et la communauté internationale, on fait semblant de vouloir discuter mais dans les faits, on pose des actes qui rendent impossibles ces discussions que le peuple ivoirien appelle de tous ses vœux. Tous ces morts, tous ces martyrs qui sont de toutes les chapelles politiques doivent interpeller quant à la sincérité de notre engagement en faveur de la paix. Ce n’est qu’à ce prix que notre pays retrouvera la cohésion sociale qu’elle a perdue depuis des années. Quant au peuple, il continue de prier afin que l’orgueil et la haine nous quittent définitivement pour laisser place à l’humilité et au pardon pour éviter le pire à la Côte d’Ivoire".


PSK






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