Coup de tonnerre à la CAF: Jacques Anouma et Senghor se retirent

CAF Jacques Anouma et Senghor KO; vers le plébiscite du Sud-Africain Patrice Motsepe
Par Eugène SAHI
Publié le 06 mars 2021 à 07:59 | mis à jour le 06 mars 2021 à 07:59

Jacques Anouma et Senghor KO - L'Ivoirien Jacques Anouma a annoncé vendredi le retrait de sa candidature à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF). Avant lui, c’était le candidat sénégalais Augustin Senghor qui abdiquait dans la course au poste du président de la CAF.

CAF Jacques Anouma et Senghor KO: vers le plébiscite du Sud-Africain Patrice Motsepe

Augustin Senghor et Jacques Anouma ont renoncé à se présenter à l’élection du président de la Confédération africaine de football prévue le 12 mars 2021 à Rabat.

Le Sénégalais et l’Ivoirien l’ont annoncé ce 5 mars, laissant en lice le Sud-Africain Patrice Motsepe en attendant de connaître la position du Mauritanien Ahmed Yahya.

« Le retrait de ma candidature à la Présidence de la Confédération africaine de football (CAF) au profit d’un autre candidat, ne sera pas partagé par tous pour des raisons diverses, j’en suis conscient. Mais j’estime que c’est une bonne décision, la bonne décision », a fait savoir, à une semaine du scrutin devant désigner le nouveau président de la CAF, Augustin Senghor.

Après le Sénégalais Augustin Senghor, un autre candidat d’Afrique de l’Ouest, l’Ivoirien Jacques Anouma, retire sa candidature. L’ancien boss de la FIF l’a annoncé dans la soirée au cours d’une intervention sur l’antenne de la RTI.

Évoquant des consultations et des concertations, le vétéran que l’on disait hésitant, a fait savoir qu’il renonçait à se présenter, lui que la FIFA avait sommé ces derniers jours d’apporter des éclaircissements sur le financement de sa campagne.

«J’ai décidé de renoncer à ma candidature. Une candidature à laquelle j’ai réussi à faire adhérer nombre de personnes ici comme ailleurs. Après mûres réflexions, concertations et consultations inspirées par les valeurs d’entente et d’union que la Côte d’Ivoire a toujours promu sur le continent, convaincu qu’il est aujourd’hui préférable de créer les conditions d’un rassemblement des meilleures intelligences afin de faire triompher l’intérêt collectif du football africain, j’ai décidé de renoncer à ma candidature», a indiqué Jacques Anouma qui renonce définitivement à son ambition de diriger la Confédération Africaine de Football.

Farouchement opposé à la démarche consensuelle imposée par le président de la FIFA, Gianni Infantino, Jacques Anouma a dû finalement ainsi céder. Sa dernière bataille reste désormais la reconnaissance de la CAF.

«Je crois en une Afrique du football unie, forte et respectée. Demain, je ferai donc tout pour remporter, aux côtés de la prochaine équipe dirigeante issue des accords, la victoire cruciale de la reconnaissance de la CAF», a conclu l’Ivoirien.

Il ne fait aucun doute que le troisième et dernier prétendant ouest-africain, le Mauritanien Ahmed Yahya, très proche de la FIFA, fera de même.

La voie paraît donc libre pour Patrice Motsepe. Le Sud-Africain tient la corde pour prendre sans combattre la succession d’Ahmad, toujours dans l’attente du verdict du TAS sur son pourvoi contre sa suspension par la… FIFA, plus que jamais faiseuse et défaiseuse de rois en Afrique.

De son côté, Ahmed Yahya, lui, réserve encore sa réponse, qu’il donnera en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations des moins de 20 ans prévue ce 6 mars à Nouakchott.


Mais la tendance lourde est à une candidature unique de Motsepe, dans une semaine. Ce milliardaire, propriétaire du club Mamelodi Sundowns, deviendrait ainsi le premier anglophone à diriger l’institution créée en 1957 et basée au Caire.

La FIFA nie toute ingérence dans les élections à la CAF - Jacques Anouma et Senghor KO

Le foot africain traverse des turbulences depuis quatre ans et la défaite surprise d’Issa Hayatou, patron de la CAF de 1988 à 2017, face à Ahmad.

Ce dernier a notamment été suspendu cinq ans de toute activité liée au football en novembre 2020, par le Comité d’éthique de la FIFA.

Le président de la FIFA a nié ce 5 mars avoir fait preuve d’ingérence dans les élections à la CAF. Questionné sur le sujet lors d’une conférence de presse de l'International Board – l’organisme qui détermine et fait évoluer les règles du jeu –, Gianni Infantino a justifié une récente tournée en Afrique :

« C'est un processus démocratique [à la CAF, Ndlr]. [...] Ce n'est un secret pour personne que la CAF a traversé des moments difficiles récemment, c'était donc l'occasion de parler avec tout le monde pour essayer d'aider le football africain », a fait remarquer Gianni Infantino. Jacques Anouma et Senghor KO






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