Côte d’Ivoire : 3 ans de prison requis contre Calice Yapo

En Côte d’Ivoire, le ministère public a requis ce vendredi 27 février 2026, trois ans de prison avec sursis et 500 000 francs CFA d’amende à l’encontre de Calice Yapo. Le procès du secrétaire exécutif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), s’est déroulé au tribunal de première instance d’Abidjan. Le parquet lui reproche d’avoir remis en cause l’invalidation de l’élection d’un député PDCI.

Côte d’Ivoire : Calice Yapo risque trois ans de prison avec sursis

Pour remonter à l’origine de l’affaire, il y a eu une décision du Conseil constitutionnel. Le 9 janvier 2026, les sages annulent la réélection d’Hervé Alliali à Toumodi. Le député sortant ne l’avait emporté qu’avec 15 voix d’écart sur la candidate du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la formation présidentielle.

Au lendemain, Calice Yapo se rend dans cette localité du centre de la Côte d’Ivoire, réputée acquise au PDCI, pour soutenir Hervé Alliali. Ce dernier est le fils de Camille Alliali, l’un des compagnons de route de l’ancien président ivoirien Félix Houphouët-Boigny. Le secrétaire exécutif s’est emporté lors d’une réunion face à quelques dizaines de militants : « On ne peut pas dire que le fils d’Alliali a triché dans le village d’Alliali. On ne peut pas l’accepter. » Calice Yapo rajoute au détour d’une phrase : « Ces gens-là, ils disent que Houphouët-Boigny a volé. »

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Des propos partagés sur les réseaux sociaux, qui ont concentré la demi-heure de débats dans la salle d’audience. Pour le procureur, Calice Yapo discrédite la décision du Conseil constitutionnel. L’opposant conteste s’être attaqué à l’institution. Pour lui, il s’agissait de remobiliser les militants en vue de l’élection partielle du 21 février 2026.

Le tribunal rendra sa décision dans un mois, soit le 27 Mars prochain.


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