Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo défend les planteurs de cacao
En Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo a pris fait et cause pour les planteurs de cacao. Il intervient à un moment où le secteur est en crise avec le risque d’une baisse du prix du kilogramme. L’ancien président réclame plus de dignité pour les acteurs de ce secteur, l’un des poumons de l’économie ivoirienne.
Côte d’Ivoire – Cacao : Laurent Gbagbo plaide pour la dignité des producteurs
En Côte d’Ivoire, le gouvernement a fixé le prix du cacao garanti aux planteurs à 2 800 FCFA/kg. Face à la crise qui perdure dans le secteur, ce prix risque de chuter. Mais pour Laurent Gbagbo, les planteurs méritent mieux. « Nous sommes les premiers producteurs de cacao au monde, mais les producteurs sont pauvres », a-t-il déploré. Pour lui, c’est un vrai paradoxe qu’il faudra corriger pour rendre aux producteurs les fruits de leurs efforts.
Il a également dénoncé la situation de certains producteurs qui, au lieu de toucher de la liquidité après la vente de leur récolte, se retrouvent avec des bouts de papier. « Le planteur travaille dur pendant toute l’année et au moment de vendre son cacao, il reçoit des papiers à la place de l’argent. Ce n’est pas normal », a indiqué le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI).
Le gouvernement face à la crise du cacao
Les autorités sont conscientes des difficultés actuelles que traverse le secteur. « Le gouvernement est en train de prendre toutes les dispositions. Il est clair que pour nous, il faut éviter de décourager les producteurs. Il faut leur permettre de continuer à produire », a déclaré Bernard Kini Comoé, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture ivoirien, dans un entretien avec BFM.
Dans cette crise, le gouvernement craint un abandon de la filière par les producteurs. Ceux-ci pourraient se retourner vers d’autres filières, ce qui pourrait être suicidaire pour le cacao en Côte d’Ivoire. « Il faut leur permettre d’éviter d’avoir des alternatives comme ce que nous avions eu dans le café où ils étaient obligés de s’orienter vers la production d’hévéa ou de palmier à huile. Cela a fait chuter la production », a expliqué le ministre délégué.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
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