Face à la détérioration alarmante de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la Zambie et la Tanzanie ont lancé un appel pressant à un cessez-le-feu immédiat et à la cessation des hostilités. Les deux pays voisins ont souligné l’impératif d’un dialogue inclusif entre toutes les parties prenantes pour parvenir à une résolution pacifique du conflit.
Appel conjoint de la Zambie et de la Tanzanie pour une solution pacifique au conflit dans l’Est de la RDC
Cet appel solennel a été formulé dans un communiqué conjoint publié à l’issue de la troisième session de la Commission Permanente Mixte Zambie-Tanzanie (JPC), qui s’est tenue pendant une semaine à Livingstone, en Zambie. « La commission a réitéré l’appel à un cessez-le-feu de la part des belligérants et à un dialogue de toutes les parties prenantes afin de trouver une solution amiable au conflit actuel », indique le communiqué.
La Zambie et la Tanzanie ont exprimé leur soutien aux efforts de l’organe Troïka de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) en matière de coopération politique, de défense et de sécurité. Ils ont également salué la tenue du premier sommet conjoint des chefs d’État et de gouvernement de la SADC et de la Communauté est-africaine (EAC) en février, consacré à la paix et à la stabilité en RDC.
Côte d’Ivoire : Jean François Kouassi condamné
Puissance militaire en 2026 : le top 10 des pays africains
Renaud Chauvin Buthaud : le mécène qui contribue au développement d’Assinie
Côte d’Ivoire : Adjoumani nommé Ministre d’Etat, Conseiller spécial à la Présidence
Un conflit aux conséquences humanitaires désastreuses
En tant que voisins immédiats, la Zambie et la Tanzanie ont souligné l’urgence de trouver une solution au conflit pour prévenir une crise migratoire et préserver la paix et la sécurité régionales, essentielles pour le commerce et l’intégration. Les combats dans l’est de la RDC, où le groupe rebelle M23 a renforcé son emprise territoriale, ont déjà causé la mort de plus de 7 000 personnes cette année, selon la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka.