Côte d’Ivoire : FPI, Aboudramane Sangaré invite le pouvoir à dialoguer

Aboudramane Sangaré lors du visite à la résidence de Laurent Gbagbo
Par Timothée Jean
Publié le 16 février 2018 à 12:09 | mis à jour le 16 février 2018 à 12:09

Aboudramane Sangaré, chef de la tendance radicale du parti de Laurent Gbagbo, a invité le gouvernement ivoirien à un dialogue politique pour « l’organisation de scrutins justes et transparents ».

Aboudramane Sangaré veut une concertation avec le régime

Après plusieurs mois de boycott, l’aile dure du Front populaire ivoirien (FPI) semble désormais prête à aller aux prochaines élections locales (régionales, municipales et sénatoriales) prévues pour cette année.

« Asséyons-nous et discutons », tel a toujours été le leitmotiv de Laurent Gbagbo depuis ses années d'opposition. Ses compagnons ont fait de cette phrase culte leur ligne de conduite. Ainsi, passée la période de boycott et de repli sur soi, Aboudramane Sangaré, surnommé par ses partisans « le gardien du temple », souhaite avoir une concertation politique avec le pouvoir d’Alassane Ouattara afin de permettre à tous les partis de participer aux prochaines joutes électorales.

Réuni en conférence de presse ce jeudi 15 à Abidjan, le Président intérimaire du FPI radical a prononcé un discours dans lequel il a attiré l’attention de l’opinion nationale et surtout celle du gouvernement sur la nécessité d’ouvrir un dialogue politique en vue d’éviter l’exclusion de certains partis politiques . « L’heure est à la discussion et non à l’organisation d’élections dans les conditions actuelles fortement décriées », a-t-il déclaré.

Une déclaration qui intervient au lendemain de la conférence de presse du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui a fait savoir que la Commission électorale indépendante (CEI) ne sera pas reformée, d'autant plus qu'elle est le fruit d'une large concertation entre les différents groupements politiques ivoiriens.

Cette démarche du parti fidèle à l’ancien Président ivoirien viserait donc à amener le régime d’Abidjan à revoir sa position en ce qui concerne l’institution dirigée par Youssouf Bakayoko.


Si l’aile radicale du FPI souffre toujours d’un manque reconnaissance de la part des autorités ivoiriennes, certains de ses militants se montrent toutefois très optimistes quant à l’ouverture de ce dialogue politique.

D’ailleurs, Cissé Bacongo, vice-président chargé des affaires juridiques, institutionnelles et des droits humains au RDR, avait lancé un appel à la réconciliation entre son parti et le FPI dirigé par Sangaré. Un geste qui viserait à détendre l’atmosphère politique en Côte d’Ivoire.



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