Côte d’Ivoire : Un autre poste militaire attaqué à Bangolo, un mort

Un soldat à bangolo

Des assaillants ont attaqué un corridor militaire à Bangolo, localité située à l’ouest de la Côte d’Ivoire. Cette violente attaque a coûté la vie à un civil, selon les premières informations.

La ville de Bangolo essuie une énième attaque étrange

Dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 mars, des hommes lourdement armés ont fait irruption à un corridor d’entrée de Béoué Zibiao, chef-lieu de sous-préfecture dans le département de Bangolo. Des tirs ont éclaté et un civil a été abattu.

Interpellés par cette attaque armée, les éléments des Forces armées de Côte d'Ivoire (FACI) se sont rapidement rendus sur les lieux. Mais, les quidams avaient déjà pris la clef des champs. Les forces de sécurité ont ratissé les environs en vue de retrouver d'éventuelles traces des assaillants, mais aussi déterminer les circonstances de l’attaque.

L'on ignore pour l'instant les raisons de cette intrusion nocturne et l’identité des malfrats. Cependant, cette attaque ciblée est loin d’être un cas isolé dans la région.

Début janvier, un poste militaire de Ganzon, à proximité de Bangolo, a été la cible d’individus lourdement armés. Arrivés sur les lieux désertés pus tôt par les militaires, les ravisseurs ont abattu, à bout portant, deux infortunés avant de disparaître dans la broussaille.

Ces deux attaques de postes militaires ont-elles des liens en commun ? Des bandits de grand chemin ont-ils décidé de s’en prendre aux forces de l’ordre dans cette zone du pays ? Ces attaques sont-elles une riposte violente à titre de vengeance ? Tant de questions qui intriguent les populations locales.

Les autorités locales ont par ailleurs ouvert une enquête afin de mettre le grappin sur les auteurs de ces forfaitures. Notons que l’ouest du pays est en proie, depuis quelques mois, à de violents affrontements. Les actes de violence et autres défiances de l’autorité de l’État ont pris de l’ampleur. Le président Alassane Ouattara a promis que les auteurs de tels actes seront « sévèrement punis ».