Côte d’Ivoire: Sénatoriales 2018, l’ Apdh met le gouvernement en garde

une photo des urnes recueillie par l' Apdh
Par Timothée Jean
Publié le 19 mars 2018 à 13:03 | mis à jour le 19 mars 2018 à 13:03

A la suite de la décision du gouvernement, annonçant la tenue des élections sénatoriales pour le 24 mars prochain, l’Action pour la protection des droits de l'Homme (APDH) a adressé un message au Président Alassane Ouattara. L’organisation a interpellé le chef de l’État sur les conséquences de la non-exécution de l’arrêt de la CADHP.

L’ Apdh prévient le gouvernement sur le refus d’appliquer la décision de la CADHP

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a relevé le caractère « déséquilibré » de la Commission électorale indépendante (CEI) et recommandé aux autorités ivoiriennes de reformer cette structure avant les prochaines élections.

Cependant, l'Etat ivoirien, signataire de la charte africaine, refuse de se soumettre à la décision de cette juridiction africaine. Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly a fait savoir que l’équipe dirigée par Youssouf Bakayoko est le fruit d’un consensus. Aussi, le chef de l’État, par une ordonnance portant organisation et fonctionnement du Sénat, a décidé d’enfoncer le clou en réitérant le « refus » de la Côte d’Ivoire quant à l'application de l’arrêt de la Cour africaine.

Ce vendredi 16 mars 2018, l’organisation non gouvernementale Apdh (Action pour la promotion et la défense des droits de l’homme), qui a saisi ladite Cour sur la composition de la CEI, a tenu à se prononcer sur la démarche du gouvernement. La structure, par la voix de son président, Dr Arsène Désiré Néné Bi, a interpellé le Chef de l’État sur les conséquences de son refus d’appliquer cette décision judiciaire.

« Au moment où la Cour africaine rend un verdict, conformément à la charte de l’Union africaine et au texte fondateur de la Cour, la décision est obligatoire », a déclaré le Président de l’organisation avant d’ajouter : « Si la Côte d’Ivoire ne s’exécute pas, le comité des ministres de l’Union africaine va constater la non-exécution de l’arrêt de la Cour et va poser la question à une session de l’institution régionale. L’assemblée générale convoquée pourra prononcer les sanctions que nous ne souhaitons pas voir tomber ».

Le président de l’Apdh a par ailleurs tenu à rappeler les promesses faites par le président Alassane Ouattara de bâtir un État de droit. « Le président Ouattara doit prendre une décision ferme pour exécuter la décision de la Cour africaine. L’État de droit qu’il s’engage à construire le commande. Cela ne fera jamais de lui un président faible. Bien au contraire. Un grand leader reconnait ses erreurs et les corrige », a-t-il déclaré.



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