CIV/Université de Cocody: La CNEC exige la "démission" du président

La CNEC ne veut plus d'Abou Karamoko

La Coordination nationale des enseignants-chercheurs et chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC) d’Abidjan, principal syndicat des enseignants des universités publiques, a exigé mercredi, la "démission" du président de l'université de Cocody (la plus grande du pays), professeur Abou Karamoko pour sa "mauvaise gouvernance", annonçant une grève de trois jours à partir du 22 mai.

La CNEC décourage d'Abou Karamoko et exige sa démission

La CNEC exige la "revalorisation des primes de recherches, de l'habilitation" et "la démission du président de l'université de Cocody", professeur Abou Karamoko, a précisé le secrétaire général de la CNEC Abidjan, Johnson Zamina Kouassi, à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire.

M. Zamina Kouassi a jugé insuffisant le taux horaire des enseignants (5.500 FCFA pour les assistants, 6.294 FCFA pour les maîtres de conférences et 7.749 FCFA pour les professeurs titulaires).

De plus, le secrétaire général de la CNEC, a expliqué qu’a ces différents "insuffisants" s’appliquent une taxe de 7,5%

Les enseignants ont menacé d’observer une grève de trois jours à partir du 22 mai "si rien n'est fait".

En mars, la CNEC de l’université de Korhogo (Nord ivoirien), avait observé une grève de trois jours pour dénoncer "la mauvaise gouvernance des dirigeants" des universités.

Mais les universités d’Abidjan n’avaient pas suivi le mouvement.

On assiste à deux tendances de la CNEC, dont l’une à Abidjan, dirigée par le Professeur Johnson Kouassi Zamina et l’autre à Korhogo, menée par le Docteur N’Guessan Kouamé, sont engagées dans un conflit de leadership, pour le contrôle de ce syndicat.

Cette guerre ouverte qui dure "depuis 2012", s’est subitement amplifiée dimanche avec l’annonce d’une grève par la section de Korhogo, pour "dénoncer la mauvaise gouvernance des dirigeants" de ces institutions universitaires.

En 2017, le syndicat avait annoncé un arrêt de travail de trois jours, à compter de mercredi, pour protester entre autres contre le retard du paiement des heures complémentaires dans les universités publiques de Cocody (Est Abidjan) et Daloa (Centre-ouest ivoirien)