Egypte: Fattah Al-Sissi prête serment pour un 2e mandat de 4 ans

Abdel Fattah Al-Sissi, le président égyptien
Par Ange Tiémoko
Publié le 02 juin 2018 à 16:00 | mis à jour le 02 juin 2018 à 16:00

Le président Egyptien, Abdel Fattah Al-Sissi a prêté serment samedi devant le parlement de son pays pour un deuxième mandat de quatre, Sept ans après la révolte populaire de janvier 2011 qui a secoué ce pays, provoquant la chute du régime de Hosni Moubarak.

Fattah Al-Sissi seul sur le trônesur depuis 2014

La prestation de serment du président Abdel Fattah Al-Sissi devant les membres du parlement et du gouvernement, s’est faite au cours d’une session spéciale, retransmise en direct à la télévision d’État et saluée par 21 coups de canons.

Ces honneurs se sont poursuivis par le dessin dans le ciel du Caire un drapeau de l' Egypte par des avions de chasse et des hélicoptères militaires qui survolaient le centre de la capitale au cours de la matinée.

Ancien chef de l’armé égyptienne, Abdel Fattah Al-Sissi a été élu pour la première fois en 2014, un an après avoir destitué son prédécesseur islamiste Mohamed Morsi.

Réélu en mars 2018 avec plus de 97 % des suffrages exprimés. Il n’a eu aucune opposition sérieuse à affronter. Son unique adversaire, Moussa Mostafa Moussa, un homme politique méconnu du grand public, était un de ses plus fervent soutiens.

Cette prestation de serment d’Abdel Fattah Al-Sissi se fait dans un contexte de tension au Caire, marqué par des arrestations.


Le président égyptien est en effet régulièrement accusé par les défenseurs des droits de l’Homme de violer les libertés publiques et de réprimer les opposants. De nombreux opposants et membres de la société civile ont encore été arrêtés ces derniers mois. Parmi eux figurent le blogueur et journaliste Waël Abbas, les blogueurs Chérif Gaber et Chadi Abouzeid ou encore l’opposant Hazem Abdelazim.

Sept ans après la révolte de janvier 2011 qui a provoqué la chute du régime de Hosni Moubarak, M. Sissi devra s’atteler à deux défis majeurs pour son second mandat, la stabilité sécuritaire et le redressement économique.