Côte d'Ivoire: un pasteur écroué pour incitation à la haine sur la toile (Richard Adou)

 Richard Adou
Par Yacouba Bamba
Publié le 03 août 2018 à 20:17 | mis à jour le 03 août 2018 à 20:17

Le procureur de la république de Côte d’Ivoire, Richard Adou a annoncé vendredi, à Abidjan, la mise sous mandat de dépôt du pasteur d’Israël N’goran, poursuivi pour incitation à la haine et de propos xénophobe de nature à troubler l’ordre social, lors d’une conférence de presse.

Richard Adou annonce le defferrement du pasteur Israël N’goran à la MACA

Arrêté le 1er août dans une plantation à Agboville (Sud ivoirien) alors qu’il s’apprêtait à diffuser une vidéo en direct incitant à la haine " sur les réseaux sociaux", M. Konan en court une peine de vingt ans d'emprisonnement avec une amende de 10 millions FCFA , a expliqué M. Adou

En mai, l’Imam Aguibou Touré qui officie à la mosquée Al-Houla Wa Salam d’Abobo (Nord d’Abidjan), avait posté des vidéos sur les réseaux sociaux dans lesquelles il a appelé à ce ‘‘que les musulmans n’aillent pas inscrire leurs enfants dans les écoles chrétiennes ou protestantes.

Il avait également dit qu’’’avoir un enfant qui est gendarme, signifie que ses parents sont loin du paradis et qu’aucun gendarme n’aura accès au paradis. Aussi dénoncé l’augmentation du prix du Hadj (fixé à deux millions) en Côte d’Ivoire, et fait la promotion du Djihadisme.

Le procureur, Richard Adou avait affirmé que ‘‘les poursuites initiées devant le juge d’instruction’’ à l’encontre de l’imam Aguibou Touré, pour ‘‘incitation à la haine, xénophobie’’, ne le sont pas dressées ‘‘contre une communauté, mais contre une personne’’, lors d’un point de presse.

“Pour le moment, l’Imam Aguibou Touré est sous mandat de dépôt et détenu dans un cabinet d’instruction”, a dit le procureur, expliquant que “le juge d’instruction peut lui accorder une liberté provisoire, s’il estime qu’il n’a pas besoin de le garder”.

Il etait également reproché à l’Imam Aguibou Touré les faits de xénophobie, incitation à la haine, et d’apologie de terrorisme. Il en court des peines allant de cinq à 10 années.



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