Côte d’Ivoire-Fraternité Matin: les agents bénéficient du soutien du CNDS

Les agents du journal gouvernemental « Fraternité Matin« , qui désapprouvent les « conditions du volet social » du plan de redressement adopté par la direction du journal, ont bénéficié mardi de l’intervention du Conseil national du dialogue social (CNDS) dans la gestion de la crise, dans une note.

Le CNDS intervient dans la crise opposant les agents de fraternité Matin à la direction du journal

« Vous (syndicat des agents) avez saisi le Conseil national du dialogue social (CNDS) aux fins d’une intervention dans le cadre de la mise en œuvre du plan de redressement adopté par le gouvernement de Côte d’Ivoire », précise le communiqué.

« Le CNDS réuni en session extraordinaire » a recommandé: « la mise en place d’un cadre de concertation tripartite (employeur, travailleurs et gouvernement) présidé par le gouvernement », à laquelle il « devra participer », indique le courrier signé du président de la structure, Bernard N’doumi.

Côte d’Ivoire : la surprise d’Alassane Ouattara pour les ministres sortis
Côte d’Ivoire : premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement

Selon la note, « le cadre de concertation devra connaitre (…) la gestion de la mesure de départ négocié, et celle portant sur le licenciement collectif pour motif économique ».

Fin novembre 2017, le gouvernement a adopté un « plan de redressement » de Fraternité Matin, confronté depuis plus d’une dizaine d’années à des difficultés financières. Ce plan comporte un volet social d’un coût de 1,4 milliard Fcfa.

« Contrairement à l’enveloppe annoncée par le gouvernement pour le volet social et formation évalué à 1,4 milliard Fcfa, seulement 500 millions Fcfa ont été mis à la disposition de la direction générale », ont déploré ces agents de « Fraternité Matin ».

Téné Birahima Vice-Premier ministre de Côte d’Ivoire : ils osent tout – Analyse
Rien ne va plus pour Adama Bictogo, le fisc en action

Ils ont dénoncé la réduction du pécule pour les candidats au départ volontaire. « Au lieu de 24 mois de pécule à chaque travailleur, l’entreprise s’est résolue à convertir entre 12 et 5 mois », le pécule des candidats au départ volontaire.

Le personnel de Fraternité matin juge cette décision « insignifiante et inacceptable », estimant que les mesures d’accompagnement sont « censés motiver » les candidats au départ volontaire et « faciliter leur réinsertion sociale ».


Vous aimez cet article ? Partagez !



Afrique-sur7.fr : Actualités Afrique, Politique, Économie et People en continu est un média indépendant. Soutenez-nous en nous ajoutant à vos favoris Google Actualités :