Côte d’Ivoire : L’Etat reprend de la gestion des routes

L'Etat se charge de la gestion des routes

La gestion des routes auparavant gérées par des entreprises privées sera reprise par le gouvernement ivoirien, a annoncé mercredi à Yamoussoukro (capitale politique), la Direction générale des infrastructures routières (DGIR), lors d’un séminaire de travail.

L'Etat se charge de la gestion des routes

"L’Etat reprend la gestion de ses routes", a affirmé Germain Yao Kouakou, directeur général de l’infrastructure routière de Côte d’Ivoire.

Il a expliqué que pour y parvenir, la DGIR va "s’appuyer sur les directions de l’équipement et de l’entretien routier".

Les directions territoriales des infrastructures routières "vont mettre en place des ressources, notamment, des moyens matériels et humains à la disposition de ses directions", a-t-il poursuivi.

Au cours du séminaire de trois jours dont la thématique était "formation et d’échanges sur les activités d’entretien routier à réaliser en régie", M. Kouakou a fait savoir que" la réforme de 1998 qui a constitué à la privatisation de l’entretien routier a occasionné la vente (des matériels des travaux publics mobilisés par l’Etat).

Retenons que, dans le cadre de la convention annuelle d’appui à la maîtrise d’ouvrage entre l’Etat ivoirien et le Fonds d’entretien routier (FER), les travaux manuels 2017 en régie ont permis de traiter 3.390 kilomètres de routes revêtues sur 6 514 par 41 directions territoriales.

Selon lui, des difficultés ont été rencontrées dans la mise en œuvre des travaux en dépit des résultats satisfaisants. Notamment, "les difficultés liées aux délais de la mise en œuvre des ressources", à la consistance des travaux et à l’indisponibilité du personnel occasionnel.

En fin de propos, il a indiqué que "cette année l’Etat a pris la décision de recadrer les choses en introduisant une dose de régie en vue de permettre aux directions territoriales de suivre ses travaux".

Le 16 Mai, le Président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a signé un décret, autorisant désormais la DGIR à faire des travaux en régie directe ou d’accompagnement.