Côte d’Ivoire: "La voie est libre" pour sceller une alliance politique avec Gbagbo (Bédié)

Henri Konan Bédié
Par Jean-Marc Bouazo
Publié le 15 janvier 2019 à 17:45 | mis à jour le 15 janvier 2019 à 17:45

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-allié au pouvoir), Henri Konan Bédié a affirmé mardi que "la voie est libre" pour sceller une alliance politique avec l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo, acquitté mardi par la Cour pénale internationale (CPI).

La plateforme voulue par Bédié devient une réalité avec le FPI

"Oui, la voie est libre" pour sceller une alliance politique avec M. Gbagbo, a répondu M. Bédié, interrogé sur France 24, après la décision de la CPI.

Fin octobre 2018, le PDCI, qui s’est retiré du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition au pouvoir, avait annoncé qu’il discutait avec plusieurs personnalités de l’opposition et de la société civile pour la mise en place d’une nouvelle plateforme.

Le président du PDCI a expliqué avoir eu l’accord de Laurent Gbagbo "par des messagers" pour la mise en place de cette future plateforme, ajoutant qu’il comptait rencontrer l’ex-président à son retour en Côte d’Ivoire.

M. Bédié a précisé que cette "plateforme plus vaste" de l’opposition "n'est pas un parti politique" mais "une entente" car "la façon dont le pays est géré actuellement ne (leur) convient plus".

Mardi, la Cpi a acquitté M. Gbagbo et son ex-ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé dont le procès pour "crimes contre l’humanité" devant la Cour pénale internationale (CPI) durait depuis janvier 2016.

"C’est une bonne chose pour la paix" en Côte d’Ivoire et "la réconciliation des Ivoiriens", a réagi le président du PDCI, estimant qu’"il fallait mettre fin" à "sept ans passés en prison".


Il a soutenu avoir œuvré pour cette libération de Laurent Gbagbo qui était poursuivi pour crimes contre l’humanité commis lors de la crise post-électorale entre décembre 2010 et avril 2011.

Les violences avaient fait au moins 3.000 morts.