L’opposition ivoirienne exige "la libération immédiate" de Lobognon

La libération des députés, notamment celle de Lobognon exigée par l'opposition ivoirienne
Par Jean-Marc Bouazo
Publié le 01 février 2019 à 20:57 | mis à jour le 01 février 2019 à 20:57

Des partis de l’opposition ivoirienne ont exigé vendredi à Abidjan "la libération immédiate des élus injustement incarcérés notamment" le député de Fresco (Sud-ouest) Alain Lobognon, un proche du président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro, qui a été condamné à 12 mois de prison pour "divulgation de fausses nouvelles", dans une déclaration.

La libération des députés, notamment celle de Lobognon exigée par l'opposition

"Les partis de l’opposition exigent la libération immédiate des élus injustement incarcéré notamment le député Alain Lobognon", a affirmé le président de l’Union pour la Côte d’Ivoire (UPCI, ex-mouvance présidentielle) Brahima Soro.

Le député et ancien maire de Fresco est accusé d’avoir annoncé sur les réseaux sociaux que le parquet avait émis un mandat d’arrêt contre son collègue Jacques Ehouo, député du Plateau poursuivi "pour détournement de deniers publics". Il est écroué depuis le 15 janvier à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).

Concernant le député du Plateau (Centre des affaires), Jacques Ehouo est soupçonné d’avoir été l’un des acteurs d’un détournement de fonds (portant sur près de 6 milliards FCFA) organisé par la mairie de la commune, alors dirigée par son oncle Noël Akossi-Bendjo qui avait été démis de ses fonctions en août par le gouvernement pour la même affaire.

Auditionné par la police économique, M. Ehouo, a finalement été inculpé et une information judiciaire a été ouverte contre lui.

Le bureau de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire avait déjà demandé "la suspension des poursuites" contre le député du Plateau.


"Les partis de l’opposition exigent l’arrêt de toutes les poursuites (contre Lobognon et Ehouo), le rétablissement dans leurs fonctions de tous les maires victimes de décisions arbitraires récentes", a demandé M. Soro.

Le 23 janvier, le ministre de la Justice Sansan Kambilé, avait précisé que "l’immunité des parlementaires ne constitue pas un privilège mais une simple protection accordée aux députés dans l’exercice de leur fonction", à l’issue d’un conseil des ministres.



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