Côte d'Ivoire: Impression des journaux, les editeurs de presse appellent le gouvernement au secours

L'impression des journaux est un problème très important pour le Gepci

Le président du Groupement des éditeurs de presse de Côte d'Ivoire (Gepci), Patrice Yao, dans une interview accordée à un media ivoirien, s'est exprimé sur l'impression des journaux dont le coût a connu une augmentation ces derniers mois. Il a donc sollicité l'aide de l'Etat pour une subvention à l'impression des journaux, au risque de voir certaines entreprises jeter la clé sous le paillasson.

Les entreprises de presse supportent difficilement l'augmantation du coût de l'impression

"En Côte d'Ivoire, il y a trois imprimeries qui tirent l'ensemble des journaux à savoir Fraternité Matin, le groupe Olympe et Sud Action Média. Les niveaux d'augmentation des coûts d'impression se situent entre 15 F et 25 FCFA, selon qu'on est quotidien ou hebdomadaire. Du coup, vous vous retrouvez avec une moyenne d'augmentation de 800 mille à 1,2 millions par mois. C'est lourd", a déploré le president du Gepci Patrice Yao qui soutient que ce sont des charges supplémentaires qui viennent gonfler les difficultés auxquelles étaient déjà confrontés les éditeurs de presse.

" Logiquement, la loi du marché aurait voulu que le consommateur, qui est le lecteur, puisse payer par rapport à cette augmentation. Mais nous avons décidé de supporter cette charge. Parce qu'avec le journal à 300 FCFA, la situation est difficile pour le consommateur. Augmenter de 25 F ou 50 F, économiquement, ça va être intenable. Donc nous avons décidé de supporter ces coûts", a-t-il affirmé avant de solliciter le soutien du gouvernement ivoirien par rapport à l'impression des journaux.

C'est pour cela que nous sollicitons, nous demandons à l'Etat de nous aider, de nous accompagner par rapport à l'impression des journaux. Il est difficile de tenir si nous ne bénéficions pas de l'aide à l'impression. Nous ne faisons pas de chantage au personnel, mais si rien n'est fait, les différentes entreprises qui sont en difficulté de trésorerie pourraient certainement se voir dans l'obligation de réduire le personnel ou revoir à la baisse les salaires, ou même déclarer la faillite.