Côte d'Ivoire : Endettement, Koua Justin fustige le régime Ouattara

Koua Justin fustige le régime Ouattara
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 13 mai 2019 à 19:24 | mis à jour le 13 mai 2019 à 19:24

Pour Koua Justin, les performances de l'économie ivoirienne dont se targue le régime d'Abidjan ne sont basées que sur un endettement effréné plutôt qu'une véritable création de richesses. Sur sa page Facebook, l'Administrateur des services financiers accuse en effet le pouvoir d'Alassane Ouattara de profiter de la dette pour piller les deniers publics.

Koua Justin "Ils volent dans la dette"

" Ils ont endetté le pays plus que la sagesse économique ne le recommande ", Mon Grand Maître GBAGBO Laurent.

Ils préfèrent endetter le pays plutôt que de créer des richesses. Parce qu'ils volent dans la dette.

Ici, je ne ferai pas l'historique de la dette. Je ne dirai pas comment l'occident a presque contraint nos pays africains à emprunter leurs " capitaux excédentaires ".

En revanche, je dirai comment des boutiquiers, à la tête de nos États, profitent de la dette pour aider au pillage de nos pays et s'enrichir malhonnêtement eux-mêmes.

Nul n'ignore que la dette rend le pays endetté dépendant du pays prêteur. Le pays endetté ne vit que sous sa dictée. Un pays sous domination. Un pays vassalisé.

Nul n'ignore que la dette est un mécanisme d'extorsion de fonds qui rapporte énormément aux capitalistes occidentaux et qui aggrave terriblement la pauvreté dans nos pays africains.

Mais, pourquoi nos dirigeants africains ne se rebellent-ils pas contre l'escroquerie de la dette ? Pourquoi s'empressent-ils de courir à l'emprunt ?

Simplement parce qu'ils en profitent énormément. Comment en profitent-ils ?

Par le détournement pur et simple de la dette. Comment ce détournement s'opère-t-il ?

Évidemment comme suit :

● Beaucoup de prêts sont investis dans de gros projets qui ne profitent guère aux économies locales, mais plutôt aux multinationales elles-mêmes et aux intermédiaires locaux moyennant de grosses commissions.

● Les despotes emploient une grande partie des capitaux prêtés pour acheter des armes qu'ils utilisent pour maintenir leur domination brutale.

● Une grande partie des fonds prêtés par les Institutions financières servent purement et simplement à enrichir personnellement nos boutiquiers à la tête de nos pays.

● Les devises empruntées, plutôt que d'entrer dans les caisses de l'État, sont en grande partie replacées en dépôt dans les banques occidentales, à un taux inférieur à celui de l'emprunt.

On assiste alors à un enrichissement personnel des proches du pouvoir via des commissions importantes.


● Les devises empruntées servent également à nos boutiquiers d'alimenter les caisses noires de leur régime, pratiquer la corruption et le clientélisme à grande échelle.

Finalement, dans nos pays, la dette dite "publique" est en réalité une dette qui ne profite en rien au public. Elle sert à remplir les poches absolument privées de nos boutiquiers.

Intégrons donc que la dette est un pillage supplémentaire. Elle est contractée par les boutiquiers et pour les boutiquiers, en complicité avec leurs employeurs à l'extérieur, mais c'est le peuple qui la paie, et pendant très longtemps.

Chez nous, non content d'emprunter, l'État s'est mis à dévorer son propre capital. D'où les privatisations sans raison.

Lundi prochain, je parlerai des privatisations. Ce qu'elles cachent en réalité.

Pour l'heure, sachez que tout président qui ne s'inscrira pas dans cette pratique de détournement de la dette sera victime d'un coup d'État, d'une rébellion et du bombardement de sa résidence. Et finir prisonnier.

DIEU aime GBAGBO !